Faits divers

Interpellation des meurtriers présumés du livreur : Un observateur soulève des interrogations

interpellation-des-meurtriers-presumes-du-livreur-un-observateur-souleve-des-interrogations
© Droits réservés
PARTAGEZ
Le communiqué des forces de Police de la Brigade de recherche et d'intervention Nord (BRI-Nord) de la Directions de la police criminelle, après l'interpellation des meurtriers présumés du livreur, soulève encore quelques interrogations.

C'est en tout cas ce que pense le citoyen, Alban M'lan, actif sur les réseaux sociaux et connu pour se prononcer sur les sujets d'actualité en Côte d'Ivoire. Quelques heures après la sortie de la police sur cette affaire qui a vu un livreur de Yango être assassiné par quatre individus à moto dans la nuit du 5 au 6 juillet 2026, Alban M'lan a bien voulu revenir sur ce contenu publié. En clair, dans ce communiqué, la police a laissé entendre qu'une clé USB contenant des séquences vidéo avait été retrouvée sur l'un des présumés meurtriers. 

"J'ai une autre théorie. A la lecture du communiqué de la Police nationale, que je salue au passage pour son efficacité, un détail a particulièrement retenu mon attention : les suspects auraient été retrouvés en possession d'une clé USB contenant la vidéo de l'agression, depuis la poursuite de la victime jusqu'au coup fatal. Une question me vient alors à l'esprit, celle de savoir quel 'djonki' ordinaire prend le soin de filmer de façon préméditée une agression de cette nature ?", s'est-il questionné. 

A l'écouter, cette vidéo pourrait être "une preuve destinée" à être montrée à d'autres, c'est-à-dire leurs chefs comme un moyen de "loyauté" à leur égard. Et pour cause, selon Alban M'lan, "dans certains pays, des gangs ou organisations criminelles imposent à leurs recrues un véritable rite de passage. Il s'agit parfois de commettre un acte d'une extrême violence et en rapporter la preuve afin de démontrer leur loyauté ou leur capacité à intégrer le groupe". 

Même si Alban M'lan ne dit pas que sa théorie est une vérité absolue, il estime toutefois qu'elle pourrait constituer une piste que la Police pourrait explorer. "Cette agression pourrait n'être que l'arbre qui cache une forêt, une forêt bien plus sombre. Sommes-nous face à de simples délinquants ou assistons-nous à l'émergence de gangs structurés ou d'organisations criminelles en Côte d'Ivoire ? L'enquête nous le dira. Mais cette piste ne devrait, selon moi, être écartée d'aucune manière", a-t-il recommandé.