
Au petit matin, les policiers mesurent l'étendue des dégâts : le bureau du responsable de zone est réduit en cendres, deux véhicules ont été fouillés, et le gardien, âgé de 60 ans, succombe à ses blessures au CHR de Daloa. L'affaire prend alors une tournure criminelle et financière de grande ampleur.
Saisie rapidement, la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) de Daloa entre en action. La police technique et scientifique procède aux relevés, tandis que le procureur de la République ordonne l'ouverture d'une enquête. Les hommes du commissaire Beugré commencent à remonter le fil du drame.
Le mercredi 5 août, leurs investigations les mènent vers un vigile de l'entreprise, B. M., 37 ans, de nationalité malienne. Interpellé, il reconnaît avoir cambriolé les locaux, incendié le bureau de son responsable et frappé son collègue, qui n'a pas survécu. Reste une question : où est passée la somme volée ?
Lors de la perquisition, les enquêteurs découvrent une cachette pour le moins étonnante. Pas dans une armoire, ni sous un matelas, mais dans une fosse septique. Sur les 47,4 millions de francs CFA déclarés volés, ils en récupèrent plus de 38,4 millions.
En seulement 48 heures, la BRI de Daloa a donc interpellé le suspect et retrouvé une grande partie du butin. Une opération qui illustre la détermination des forces de l'ordre à lutter contre la criminalité et à rendre justice aux victimes.