Faits divers

Trafic de drogue: 5kg de Cannabis découvert dans un poulailler, une femme interpellée par le GRAD d'Abengourou

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Au quartier Cafétou, un vieux poulailler qui ne semblait plus abriter la moindre poule cachait pourtant une drôle de marchandise. Pas d'œufs. Pas de poussins. Mais cinq kilos de cannabis, bien planqués. Une découverte qui a conduit à l'interpellation d'une femme de 33 ans par les éléments du Groupe de Répression Anti-Drogue d'Abengourou.

Les faits 

Tout commence dans la soirée du mardi 20 octobre 2026. Les policiers du GRAD sont sur une piste. Une piste qui a envoyé fort le trafic de cannabis, justement là-bas, à Cafétou. Il est vers 22h50 lorsqu'une équipe de six fonctionnaires débarque dans le secteur. Discrets, mais déterminés. Leur mission est simple sur le papier : vérifier les soupçons et comprendre ce qui se trame réellement autour d'un domicile signalé. Sur place, ils tombent sur une femme de 33 ans, identifiée sous les initiales DA, en possession de cannabis. Interrogée sur la provenance du produit, elle ne se fait pas prier. Elle désigne son concubin, un certain "Adamo", qu'elle présente comme le véritable propriétaire de la marchandise.

Mais les policiers, eux, ne s'arrêtent pas à cette première version. Ils connaissent la musique. Ils suivent donc leurs vérifications aux alentours. Et c'est là qu'un détail va les interpeller. Un poulailler abandonné. À l'intérieur, aucune poule à nourrir, aucun œuf à ramasser. Le silence complet. En revanche, bien dissimulés sous des branchages, les policiers découvrent cinq ballons et six pochons de cannabis soigneusement emballés. Après pesée, le constat est sans appel : cinq kilogrammes au total. La découverte change aussitôt la dimension de l’affaire. La femme est immédiatement interpellée pour les nécessités de l'enquête, tandis que les stupéfiants sont saisis et placés en sécurité dans les locaux du service. Reste maintenant à mettre la main sur le fameux "Adamo". Car si sa compagne affirme que la drogue lui appartient, les enquêteurs doivent encore démêler le vrai du faux. Vérifier cette version, établir les responsabilités de chacun, et surtout comprendre d'où vient cette marchandise et à qui elle était future. En fait, les enquêtes se poursuivent pour localiser le concubin cité et identifier d'éventuels autres acteurs de ce trafic présumé.

Une chose est certaine , à Cafétou, ce poulailler avait arrêté de produire des œufs depuis longtemps, mais il n'avait visiblement pas arrêté de servir. Et il faut dire que c'est souvent comme ça. La drogue, on la cache là où personne ne penserait à regarder, dans un coin poussiéreux, anodin. Sauf que derrière ce petit trafic de quartier, ce sont souvent des jeunes du coin qui en payaient le prix fort.