Politique

Le Sénat ouvre sa deuxième session ordinaire de 2026 : Cap sur l'engagement et l'innovation

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C'est dans un cadre solennel à Yamoussoukro que la Présidente du Sénat, Kandia Camara, a donné, ce lundi 12 octobre, le coup d'envoi de la deuxième session ordinaire de l'année 2026 de la Chambre haute du Parlement ivoirien. Elle avait à ses côtés une invitée de marque, Huguette Nyana Ekoume, Présidente du Sénat du Gabon.

Fidèle à l'article 94 nouveau de la Constitution, la cérémonie a réuni plusieurs présidents d'institutions, mais aussi un public varié, fait de diplomates, de responsables politiques et administratifs et de têtes couronnées de la tradition. Le Chef de l'État, lui, s'était fait représenter par Patrick Achi, Président de l'Assemblée nationale.

Invitée d'honneur, la Présidente du Sénat gabonais a d'abord rendu hommage à l'amitié ancienne qui lie son pays à la Côte d'Ivoire, une amitié bâtie, a-t-elle rappelé, sur la fraternité, le dialogue et la solidarité. Mais elle ne s'est pas arrêtée aux souvenirs. Elle a plaidé pour que la coopération sorte de son cadre habituel et gagne l'économie, l'université, la culture, voire le sport. Elle a aussi appelé à des échanges plus étroits entre les deux Parlements, au service de l'intégration régionale et, surtout, du mieux-être des populations.


Place ensuite au discours d'ouverture de Kandia Camara. Elle a d'abord fait le point sur la session écoulée : 17 projets de loi adoptés, parmi lesquels le très attendu Plan national de développement (PND) 2026-2030. Puis elle s'est tournée vers l'avenir. Au menu de cette nouvelle session, l'examen des projets de loi de finances, l'évaluation des politiques publiques et le suivi des compétences transférées aux collectivités territoriales. Il faut dire que la modernisation de l'institution a tenu une belle place dans son propos. Le Sénat poursuit sa digitalisation : plateformes numériques, vote électronique, outils pour rapprocher les sénateurs des citoyens. Elle a d'ailleurs prévenu que l'intelligence artificielle devra être utilisée avec responsabilité.
À l'international, la Présidente a réaffirmé la volonté du Sénat de renforcer la coopération parlementaire et de faire grandir les compétences législatives en Afrique francophone.
Puis le ton s'est fait plus grave. Saluant la dynamique impulsée par le Président Alassane Ouattara, Kandia Camara a lancé un appel à la mobilisation générale contre l'orpaillage illégal. « J'invite, dès à présent, les jeunes, les femmes, les Chefs traditionnels, les forces de défense et de sécurité, les administrations publiques et l'ensemble des forces vives de notre pays à s'impliquer dans la dynamique nationale engagée contre ce fléau. Au-delà des sites clandestins, ce sont nos territoires, nos villages et nos cadres de vie qui sont profondément défigurés. Au-delà des cours d'eau pollués, ce sont nos ressources naturelles, notre santé et les moyens de subsistance de nombreuses familles qui sont directement menacés. Des terres dégradées, c'est l'avenir de nos enfants qui se trouve hypothéqué », a-t-elle déclaré.

Elle a enfin demandé aux sénateurs de faire de cette session un moment de décisions responsables, de résultats concrets et d'action, au plus près des territoires et des citoyens. Avec cette deuxième session ordinaire, le Sénat entend ainsi poursuivre sa mission constitutionnelle, au service de la démocratie et du développement de la Côte d'Ivoire