
Dominatrice durant l'ensemble de la rencontre, la sélection espagnole a toutefois dû patienter plus de cent minutes pour faire céder une équipe argentine héroïque, portée par un immense Emiliano Martínez.
Dès les premières minutes, les Espagnols imposent leur rythme et monopolisent le ballon. À la 5e minute, Lamine Yamal signe la première occasion de la rencontre, mais sa tentative est captée sans difficulté par Emiliano Martínez. Quelques minutes plus tard, Fabián Ruiz obtient un corner, symbole de la pression constante exercée par les hommes de Luis de la Fuente. L'Argentine, bien regroupée, résiste et tente de répondre par de rares contre-attaques rapidement neutralisées par la défense espagnole.
Au fil de la première période, le match gagne en intensité. Les duels se multiplient et plusieurs fautes viennent hacher le jeu. Lisandro Martínez est averti avant de quitter prématurément ses partenaires sur blessure à la 44e minute, remplacé par Nicolás Otamendi. Avant la pause, Marc Cucurella manque le cadre et Mikel Oyarzabal se heurte une nouvelle fois à Emiliano Martínez, auteur d'une première période exceptionnelle.
Au retour des vestiaires, la physionomie de la rencontre reste identique
Au retour des vestiaires, la physionomie de la rencontre reste identique. Alex Baena oblige rapidement le gardien argentin à une nouvelle intervention, tandis que Lamine Yamal obtient un coup franc dangereux repoussé par le mur. Les changements opérés par Luis de la Fuente, avec les entrées de Pedri, Ferran Torres, Nico Williams et Mikel Merino, donnent encore davantage de vitesse et de percussion aux attaques espagnoles.
Les occasions se succèdent alors. Dani Olmo voit sa frappe détournée, Ferran Torres place une tête puissante repoussée par Martínez, puis Pedri oblige le portier albiceleste à une parade exceptionnelle. Aymeric Laporte manque également de peu l'ouverture du score de la tête. À quelques minutes du terme, les statistiques illustrent parfaitement la domination espagnole avec huit tirs cadrés contre aucun pour l'Argentine.
La fin du temps réglementaire devient irrespirable. Réduite à dix après l'expulsion d'Enzo Fernández dans le temps additionnel, l'Argentine plie sans rompre. Nico Williams et surtout Lamine Yamal, sur un superbe coup franc à la 90+8e minute, butent encore sur un Emiliano Martínez impérial. Après quatre-vingt-dix minutes d'efforts, les deux équipes restent dos à dos (0-0).
Les prolongations débutent sur le même scénario. L'Espagne continue d'attaquer tandis que l'Argentine s'accroche. Dès la 93e minute, Nico Williams voit sa tête magistralement repoussée par Martínez. Trois minutes plus tard, la Roja croit enfin trouver la faille, mais le but de Nico Williams est annulé pour une main de Mikel Merino dans la construction de l'action.
La délivrance intervient dès le début de la seconde période des prolongations
Malgré ce coup du sort, le jeu des Espagnols ne baisse pas d'intensité. Après plusieurs nouvelles situations dangereuses, la délivrance intervient dès le début de la seconde période des prolongations. À la 106e minute, Nico Williams remise intelligemment de la tête pour Ferran Torres, qui reprend instantanément le ballon et trompe enfin Emiliano Martínez. L'Espagne prend logiquement les commandes de cette finale.
L'Argentine tente alors un ultime sursaut. Lionel Messi obtient plusieurs coups de pied arrêtés et deux corners consécutifs dans les dernières minutes, mais la défense espagnole demeure infranchissable. Ferran Torres pense même inscrire un second but, finalement refusé pour une position de hors-jeu.
Après plus de deux heures d'un combat intense, Slavko Vinčić libère finalement les Espagnols. Grâce à une prestation collective de très haut niveau et à une domination constante, la Roja s'impose 1-0 après prolongation et décroche un titre mondial amplement mérité.