
Dans une courte vidéo publiée le mardi 17 mars 2026 sur sa page Facebook, la structure en charge de la gestion des droits d’auteur en Côte d’Ivoire a tenu à apporter des clarifications tout en invitant les artistes à adopter une démarche plus préventive.
S’exprimant à cette occasion, François Kouamé, chef du département des relations avec les ayants-droit, a exhorté les artistes à souscrire à la police d’assurance maladie mise en place par l’institution depuis plusieurs années. Selon lui, cette solution demeure la voie la plus efficace pour faire face aux dépenses liées à la santé, dans un contexte marqué par la recrudescence des cas de maladie au sein du milieu artistique.
Instaurée depuis 2013 avec l’appui du ministère de la Culture et de la Francophonie, cette assurance maladie est accessible à un coût annuel de 156 000 F CFA, soit 13 000 F CFA par mois. Elle couvre non seulement l’artiste, mais également son conjoint et jusqu’à quatre enfants âgés de moins de 21 ans, avec un plafond de prise en charge fixé à trois millions de F CFA.

Malgré ces avantages, le taux d’adhésion reste encore faible. Le Burida recense à ce jour environ 3 000 assurés sur plus de 10 000 artistes ivoiriens. Une situation jugée préoccupante par les responsables de l’institution, au regard des nombreuses difficultés rencontrées par certains artistes en cas de maladie.
Revenant sur des cas récents, notamment ceux de figures telles que Guei Vert, Angelo Papa, Nguess Bon Sens ou encore Bonigo, ainsi que la situation de certains rappeurs comme Himra, Didi B et Sindika, François Kouamé a lancé un appel empreint d’émotion à l’endroit des sociétaires.
« Je ne fais pas la publicité de cette assurance, mais je veux dire que c’est elle qui prend en charge même les députés. C’est un cri de cœur que je lance à l’endroit de nos sociétaires. La dignité n’a pas de prix. Il ne faut pas attendre que le peuple cotise pour vous. Il faut faire la démarche comme tous les travailleurs », a-t-il insisté.
On espère que cet appel sera entendu par l'ensemble des artistes. Car, il faut le dire, de plus en plus d'artistes ivoiriens se retrouvent dans une situation financière délicate.