
En votre qualité de Secrétaire général de l’Union libanaise culturelle mondiale (ULCM), comment pouvez-vous décliner en quelques mots les objectifs et les ambitions d’une telle association ?
L'ULCM une association internationale. C'est une des rares associations internationales qui rassemble la diaspora libanaise dans le monde. Il faut savoir qu'il y a plus de Libanais à l'étranger qu'à l'intérieur du pays, c'est un tout petit pays. Et donc, pour ne pas que les Libanais à l'extérieur oublient leur pays, on a créé l'ULCM.
Un des objectifs, c'est de promouvoir l'héritage culturel libanais dans le monde. Ça, c'est la première chose. Le deuxième objectif, c'est la solidarité. La solidarité entre les Libanais, mais la solidarité aussi avec le pays d'accueil. Ça, c'est très important. Et la troisième chose, c'est aussi défendre notre culture et défendre les intérêts libanais dans les pays où ils sont.

Cette année, le Liban est le pays invité d'honneur du SILA. On sait qu'il y a une forte communauté libanaise ici en Côte d’Ivoire, qu'est-ce que cela vous fait en tant que libanais d’origine ?
Mais d'abord, je veux dire que c'est que le retour d'un ascenseur mérité. Il a fallu attendre la 16e édition du SILA pour un pays qui compte quand même une très forte communauté libanaise en Côte d’Ivoire et qu'elle a un peu ignoré. Donc, il faut le dire les choses. Il a fallu attendre l'année dernière pour que les gens se souviennent de nous. Mais les libanais, et j'ai envie de dire, les ivoiro-libanais écrivent dans ce sens.
Mais en fin de compte, le Liban est pays invité. Mais il y a aussi les libanais qui ont écrit, qui sont dans ce pays et qui sont ivoiriens autant que libanais. Donc, on est très fiers, très heureux. On est d'autant plus heureux qu'on sait tous ce que le Liban traverse actuellement. C'est très douloureux ! Eh bien, exister là, c'est une forme de résistance pour dire qu'on est encore debout, qu'on sera toujours debout. Et le livre, c'est justement le thème très bien : ‘’Lire pour bâtir’’. On bâtira ensemble, quels que soient les événements et quelle que soit la situation.

Alors, on a plus de 500 titres sur notre stand. On a fait venir plus d'une trentaine de livres du Liban. C'est quelque chose d'incroyable dans une période aussi compliquée. Nous avons fait venir 15 auteurs et il y a à peu près 10 auteurs ivoiro-libanais ici. Donc, on est au moins autour de 25 auteurs et éditeurs… Pour voir un peu le pays, pour voir un peu quels sont les ponts qu'on peut créer entre le Liban et la Côte d'Ivoire.

De quoi parlent ces ouvrages qui sont exposés ici présentement ?
Là, on a la cuisine ivoirienne. On a la culture des deux pays. On a une variété. Il y a de grands poètes, de grands auteurs. On a de la gastronomie. On a de l'histoire. On a des livres religieux. On a une partie en arabe, une partie en anglais, beaucoup en français. On a fait quand même un éventail très ouvert. On a aussi des éditions pour enfants. Donc, on a vraiment ouvert le choix pour que tout le monde se retrouve là.
Un message, un appel ?
Le SILA est un événement incroyable ! C'est le plus grand salon francophone de l'Afrique de l'Ouest. Et il faut qu'ensemble, on puisse le maintenir. Et pour le maintenir, il faut être présent.