
Dans une vidéo de plus de deux minutes largement relayée sur les réseaux sociaux, le chanteur apparaît très affaibli et lance un appel poignant à la solidarité, aussi bien à l'endroit de ses confrères que des autorités culturelles.
Face caméra, l'artiste ne cache plus sa détresse. "Chers amis, c'est l'artiste Soldat 1er. Je souffre. Aidez-moi à diffuser cette vidéo. Parce que si je ne vous montre pas ce que l'ennemi est en train de faire... Il y a longtemps que je souffre. Et pendant que j'étais dans ça, j'ai perdu ma femme", confie-t-il, la voix empreinte d'émotion.
Visiblement très diminué, Soldat 1er montre ses jambes, fortement enflées au point de ne plus pouvoir enfiler des chaussures. Dans son témoignage, il affirme que son mal serait lié à des attaques mystiques. "Vous savez pourquoi il est en train de me faire tout ça là ? Parce que j'occupe le poste de vice-président de l'association des artistes de Dabou. Tout simplement parce qu'on a créé une association des artistes de Dabou, donc il est aigri, jaloux et il veut forcément me tuer", déclare-t-il.
Il poursuit en affirmant que "mes pieds" ne seraient plus les seules parties touchées, évoquant également un gonflement de ses testicules, tout en assurant que "Dieu est plus fort".
L'artiste lance ensuite un appel pressant à la mobilisation. "Je demande à tous les artistes de voir ce qu'ils peuvent faire. Les gars, c'est famille, n'attendez pas le jour de ma mort pour venir. Je demande au ministère de la Culture et de la Francophonie, à la ministre Françoise Remarck, au Bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA), faites ce que vous pouvez faire", implore-t-il.
Dans cette vidéo, Soldat 1er précise également que sa situation aurait été portée à la connaissance du prophète Papa Agnero, à Lopou, dans le département de Dabou, où il s'est rendu récemment.
Au-delà du cas de Soldat 1er, cette nouvelle alerte remet sur la table la question des conditions de vie de nombreux artistes ivoiriens. Après avoir connu la gloire et contribué au rayonnement de la musique nationale, plusieurs d'entre eux peinent à subvenir à leurs besoins une fois leur carrière en déclin.
Faute de protection sociale suffisante, d'accompagnement médical ou de revenus réguliers, certains vivent leurs dernières années dans la précarité et décèdent dans des conditions souvent déplorables. Une réalité qui continue d'interpeller le monde culturel et les pouvoirs publics sur la nécessité de renforcer les mécanismes de solidarité et de prise en charge des acteurs de la culture.