
Porté par le réalisateur, Ohouot Assi, ce projet replonge les spectateurs dans la Côte d'Ivoire de 1984, année de la première Coupe d'Afrique des nations organisée par le pays. À travers cette fresque, le cinéaste entend rendre hommage à une époque charnière, au corps enseignant et au monde des médias, symbolisés par l'arrivée de la télévision qui a profondément marqué toute une génération.
"Je suis réalisateur aujourd'hui à cause de la télé. Notre rêve est de faire voyager notre culture. Nous voulons faire revivre cette période et rendre hommage à ces enseignants qui étaient les dépositaires des valeurs de ce pays sous le président Félix Houphouët-Boigny", a expliqué Ohouot Assi. Il précise que l'histoire suit Joseph Adou, un directeur d'école en quête d'excellence, plaçant l'enfant au cœur de sa mission éducative. Le tournage est prévu entre Grand-Bassam et plusieurs établissements scolaires d'Adjamé, choisis pour leur authenticité.
Ohouot Assi a également indiqué que la production est estimée à près de 100 millions de FCFA. Ainsi, ils continuent de rechercher des partenaires afin de concrétiser cette œuvre qu'ils souhaitent voir rayonner bien au-delà des frontières ivoiriennes, avec l'ambition de faire voyager la culture nationale à travers le monde.

Grande attraction de cette production, la légende de la musique ivoirienne Frédéric Ehui Meiway fera ses premiers pas au cinéma en incarnant Joseph Adou. "Je suis un acteur culturel. Chanter, réaliser ou jouer un rôle relèvent de la même inspiration. J'ai accepté naturellement ce défi qui arrive à point nommé. Je veux partager mon expérience et donner le meilleur de moi-même pour que ce film soit un bestseller", a déclaré l'artiste sous les applaudissements du public.
À ses côtés, Alexandra Amon interprétera Hortense Adou, l'épouse du directeur, tandis que Ray Reboul jouera Roger Miessan et Fortuné Akakpo incarnera Norbert, un enseignant. Pour Fleur Tchibota, coproductrice et directrice de Maintis Group, il est temps de changer le regard porté sur le septième art africain. "Le cinéma ne doit plus être considéré comme une industrie secondaire. Je pense que ce film peut devenir un film culte", a-t-elle affirmé.