Culture

Décès de GTB : Alpha Blondy rend hommage à l'homme qui l'a révélé aux yeux du monde !

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Décédé le vendredi 25 septembre 2026, à la surprise générale, Georges Taï Benson continue d'être dans les mémoires collectives. Et surtout dans celles et ceux qu'il a marqués au cours de sa riche et longue carrière.

Deux jours après la disparition de l'une des icônes de la télévision ivoirienne dans les années 1970, des personnes et des personnalités ne souhaitent aucunement oublier cet homme. Parmi elles, le très célèbre artiste-chanteur reggae ivoirien, Seydou Koné dit Alpha Blondy, a pris la parole, le dimanche 27 septembre 2026.

 Dans une longue déclaration postée sur ses réseaux sociaux, Alpha Blondy a rendu hommage à l'homme qui l'a révélé aux yeux de la planète : Georges Taï Benson (GTB). Cet homme, ce défunt, Georges Taï Benson, faut-il le rappeler, était l'un des plus célèbres animateurs de Côte d'Ivoire sous le président Félix Houphouët-Boigny, dans les années 1970. Alors, sa rencontre avec Alpha Blondy lorsqu'il "n'était encore rien" au niveau artistique.

"Nous sommes en 1982. Il fut un temps où la télévision était encore un mystérieux miracle. Un seul poste pouvait rassembler tout un quartier. On se pressait dans les salons, parfois même aux fenêtres des voisins, fascinés par ce petit rectangle de lumière qui ouvrait une fenêtre sur le monde. La télévision était si magique que certains pensaient que, puisqu'ils voyaient l'animateur, l'animateur pouvait peut-être les voir aussi. Et sur cet écran apparaissait un homme. Un visage. Une voix. Georges Taï Benson. GTB était déjà bien plus qu'un homme de télévision. Il en était l'un des visages, l'une des voix, l'une des mémoires...", a décrit Alpha Blondy.

À l'écouter, GTB était ce personnage qui avait le pouvoir de faire voyager à travers son émission "Le 4B Show". "Car GTB avait ce pouvoir. Il ne racontait pas le passé. Il faisait vivre l'âme des souvenirs. Un conteur dans la grande tradition africaine. Celui qui sait, qui transmet, qui, par la parole, empêche le temps de tout emporter. Chez lui, chaque récit avait sa musique : la voix, le regard, le geste, la ponctuation... le silence surtout... Une bibliothèque vivante avec beaucoup d'humour, de malice et une sacrée répartie", s'est-il souvenu. En clair, pour celui qu'on surnomme le "Jagger", avant qu'il ne devienne ce que le monde a connu, il n'était qu'une graine.

"Un certain Seydou Koné avec des rêves cabossés, quelques blessures, pas mal de folie et encore de l'espoir. Mais de moins en moins de gens prêts à croire que quelque chose pouvait encore pousser de tout cela. Et mon plus grand soutien, ma chérie coco, ma grand-mère, venait de me quitter... En face, il y avait Georges Taï Benson. L'homme qui chuchotait à l'oreille des présidents. Lui était au sommet. Lui avait tout. Moi, je n'avais rien. Et c'est précisément là que commence ma dette de reconnaissance envers Boss", a-t-il révélé. Pour l'auteur du titre "Brigadier Sabari", il a fallu la confiance de GTB pour lui donner la chance de prouver aux yeux du monde son talent. Et ce n'était pas donné, du tout.

Car, en 1982, après son passage à l'émission "Première Chance" animée par Roger Fulgence Kassy (RFK), ses passages au "Studio 302" de la RTI venaient de lui ouvrir les portes vers GTB. "Ce jour-là, Georges Taï Benson me regarde et me demande : et toi, si on te produit, est-ce que ça va marcher ?... D'accord on fait un contrat", a-t-il rappelé de son échange avec GTB en ce moment-là. Et c'est justement cette confiance en lui placée par le célèbre animateur qui allait accoucher de "Bêbi Yêrê, Brigadier Sabari, Jah Glory...", des titres mythiques qui ont par la suite propulsé la carrière d'Alpha Blondy.

Aujourd'hui, avec sa disparition, GTB restera à jamais dans le cœur d'Alpha Blondy. "Votre intervention dans ma vie restera comme une rose au parfum discret que l'on a arrosée avec les larmes de la reconnaissance. Car tout est grâce. Et puis vendredi... Le vent s'est arrêté. Avec lui s'en va tout un monde. Une certaine Côte d'Ivoire. Des personnages. Des confidences. Des coulisses. Des présidents. Des artistes. Des amis aujourd'hui disparus. Des éclats de rire. Des secrets peut-être et des milliers d'anecdotes rangées dans les tiroirs de cette mémoire prodigieuse... Quarante-quatre ans plus tard, l'un des trois témoins vient de partir", a pleuré Alpha Blondy.