
Le préfet de région du Bounkani, Chérif Brahima, a présidé la cérémonie de remise de la mosquée de style soudanais de Bouna, le vendredi 30 octobre 2026 à Bouna. Durant la période de renovation de la mosquée de style soudanais de Bouna, les travaux ont respecté l’utilisation des matériaux traditionnels du 15e siècle. Notamment la terre, afin de restituer à la mosquée ses caractéristiques architecturales originelles. Cette réhabilitation s’inscrit dans le cadre du projet « Architecture de terre et résilience climatique en Afrique de l’Ouest » (HEAR), financé par l’Alliance Internationale pour la Protection du Patrimoine (ALIPH). Sa mise en œuvre est assurée par le Centre International de la Construction en terre (CRAterre), basé à Grenoble en France.
La présidente de CRAterre, Bakonirina Rakotomamonjy a indiqué que les travaux d’embellissement de la mosquée de style soudanais de Bouna étaient urgent. Vu les infiltrations d’eau, l’érosion et les variations climatiques qui avaient considérablement fragilisé la structure de la mosquée de style soudanais de Bouna. À l’entendre, l’effondrement du minaret avait précipité la dégradation d’une partie importante de la toiture. Le chantier a mobilisé des experts, des architectes, des gestionnaires de sites patrimoniaux, des professionnels du patrimoine et des maîtres maçons venus d’horizons divers, ainsi que 15 maçons ivoiriens, dans une dynamique de partage et de transmission des savoir-faire dans la construction de style soudanais. La présidente Bakonirina Rakotomamonjy a salué le brassage culturel qui a eu lieu au cours des travaux de rénovation. Le secrétaire exécutif chargé de la gestion des mosquées de style soudanais du Nord ivoirien, Lassinan Traoré, représentant la directrice générale de l’OIPC, a expliqué la restauration de la mosquée de Limamiso constituait un défi à la fois technique, humain et patrimonial, compte tenu de la nécessité de concilier respect de son architecture originelle, préservation de son caractère sacré et adaptation aux contraintes climatiques.
Le secrétaire général adjoint du comité de gestion de la mosquée, Cissé Moustapha, a exprimé sa reconnaissance aux initiateurs et aux artisans qui ont mis leur expertise au service de la foi et de la culture. « Notre mosquée a retrouvé toute sa splendeur originelle, prête à traverser les âges et à continuer de guider les pas des croyants » a-t-il déclaré, engageant son comité à assurer l’entretien et la pérennité de ce sanctuaire.
Le préfet Chérif Brahima a, pour sa part, salué la résurrection de cette mémoire vivante et rendu hommage aux différents partenaires, avant d’inviter les populations de Bouna à faire de la sauvegarde de cet édifice une responsabilité collective. Au-delà de sa vocation religieuse, la mosquée de Limamsso demeure ainsi un témoignage exceptionnel de l’histoire architecturale et culturelle du Bounkani.