
Ce vendredi 10 avril, deux ministres se sont rendus sur place pour évaluer la situation et annoncer des mesures concrètes. Leur priorité, empêcher que cet axe stratégique pour l’économie ne soit à nouveau coupé.
Le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a insisté sur l’urgence d’agir en amont. « Chaque année, des portions entières de l’autoroute sont submergées, ce qui bloque la circulation. Il est temps de prendre les devants pour éviter ces situations », a-t-il déclaré. Parmi les actions prévues, la construction de bassins d’orage, le dégagement des voies d’écoulement naturelles et l’amélioration du drainage aux endroits les plus sensibles. Mais au-delà des mesures d’urgence, le ministre a rappelé la nécessité d’une vision à long terme. Des études seront menées pour mieux gérer les eaux pluviales de manière durable, montrant que l’État souhaite s’attaquer aux racines du problème.

De son côté, le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié Yacouba, a pointé du doigt les causes structurelles. Selon lui, " l’aménagement parfois anarchique des terres a dégradé le bassin versant, empêchant l’eau de s’écouler normalement. L’an dernier, cela a entraîné plusieurs heures d’interruption de circulation. Cette année, le gouvernement veut à tout prix éviter que cela ne se reproduise." Il a également rappelé que, même si certaines occupations foncières sont légitimes, les aménagements privés doivent être validés et coordonnés par les autorités. En clair, riverains et opérateurs économiques ont aussi leur part de responsabilité.
Les deux ministres ont promis que des travaux seraient lancés avant les premières grosses pluies de 2026, tout en préparant des solutions plus pérennes pour les années à venir. Cette visite montre la volonté des autorités d’allier prévention, planification et responsabilité partagée pour assurer la sécurité et la fluidité sur cet axe essentiel.
