
Aux Etats-Unis depuis quelques jours dans le cadre des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le ministre ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a invité les Etats africains à accélérer la mise en œuvre de politiques industrielles ciblées.
C’était au cours d’un panel de haut niveau dédié à l’industrialisation et de la création d’emplois en Afrique. Pour le ministre ivoirien, cette accélération permettra d’améliorer concrètement l’environnement des affaires afin d’encadrer des écosystèmes productifs capables d’augmenter la main d’œuvre du continent.
« L’industrialisation requiert d’abord un écosystème global. La stratégie ivoirienne repose ainsi sur un enchaînement de priorités : stabilisation politique et macroéconomique pour restaurer la confiance, investissements massifs dans les infrastructures économiques (routes, ports, énergie, …), puis réformes réglementaires destinées à renforcer la prévisibilité et l’attractivité du cadre d’affaires », a déclaré Mamadou Sangafowa-Coulibaly. En cette période où la question de l’employabilité est de plus en plus au centre des préoccupations en Afrique, il importe d’explorer d’autres alternatives.
Pour lui, les industries minières sont l’une des pistes sérieuses que les jeunes Africains doivent exploiter. « En effet, au-delà des postes directs, souvent qualifiés, l’activité minière génère un tissu dense d’emplois indirects, à travers les services connexes et les exigences de contenu local, sur l’ensemble de la durée de vie des projets. Un potentiel qui concerne aussi bien l’exploitation artisanale et à petite échelle que les opérations industrielles, et qui positionne le secteur extractif comme un relais stratégique dans la phase transitoire de l’industrialisation », a-t-il ajouté.
