
Des centaines de jeunes, pour la plupart, issus des grandes écoles et universités privées, y ont pris place. Ils y sont regroupés pour suivre des masterclass tournant autour des questions de l’emploi avant de passer à l’étape suivante du parcours du demandeur d’emploi. Ce matin-là, sur le podium, Djama Akessé, responsable des ressources humaines du cabinet Aurée services, s’emploie à expliquer aux jeunes en quête d’emploi pourquoi il ne suffit plus d’avoir des diplômes pour avoir des chances de décrocher un emploi.
« Avant, les entreprises cherchaient des diplômés. Aujourd’hui, elles cherchent bien plus que cela. Le diplôme ne suffit plus. Il faut allier les compétences techniques aux compétences comportementales », lâche-t-il. Et de renchérir : « Les entreprises sont aujourd’hui plus regardantes, elles ne se contentent plus du diplôme. De plus en plus, elles font passer un test psychotechnique pour comprendre votre personnalité, votre manière de réagir ».
Soft Skills plutôt que Hard Skills
Il exhorte donc les jeunes à acquérir des soft skills qu’il oppose aux hard skills. Les hard skills, explique-t-il, ce sont les diplômes, les compétences techniques, le savoir-faire, la maîtrise du métier. Quant aux soft skills, désormais plus recherchés que les hard skills, ils comprennent : les compétences comportementales, l’attitude, l’intelligence émotionnelle, le savoir-être. Djama Akessé explique qu’aujourd’hui, l’accent est mis sur des valeurs comme la capacité à communiquer avec ses collègues, mieux, à collaborer avec ses collègues et donc à travailler en équipe ; à prendre des initiatives ; à être une force de proposition, portée à apporter des solutions.
Les entreprises, poursuit-il, recherchent des personnes disciplinées, qui savent gérer le stress et partant, sont capables de se concentrer pour produire des résultats ; ou qui dégagent un leadership. « Le leadership, ce n’est pas commander, c’est inspirer », précise-t-il. « C’est bien d’avoir des diplômes, mais cherchez à faire des formations complémentaires. Car les entreprises veulent gagner en temps, elles recherchent donc des personnes qui apprennent vite, sont éveillées et rigoureuses », insiste-t-il. Mais comment acquérir ces vertus qui ne sont pas dispensées lors des formations initiales ? Aucun des jeunes ne le lui demande quand vient le moment de lui poser des questions. Approché quelques minutes après sa masterclass, il nous explique comment y arriver. « On peut apprendre en faisant des stages d’immersion en entreprise, en militant dans des organisations de la société civile, en se formant à l’art oratoire ou en développement personnel, etc. », explique-t-il.
