
Cette initiative vise à structurer les acteurs locaux, à favoriser leur accès aux opportunités économiques et à renforcer la cohésion sociale sur l'ensemble du territoire national. Cette cérémonie, qui a enregistré la présence de plusieurs personnalités, marque une nouvelle étape dans le développement de l'économie sociale et solidaire (ESS) en Côte d'Ivoire.
Et pour cause, elle intervient après la promulgation de la loi n° 2026-388 relative à ce secteur, le 19 juin 2026. Ainsi, pour la ministre, l'économie sociale et solidaire constitue un levier important de lutte contre la pauvreté et de transformation économique. Elle permet notamment aux femmes d'entreprendre, aux jeunes de créer des activités et aux communautés de mutualiser leurs efforts pour améliorer leurs conditions de vie.

« La pauvreté ne se combat pas uniquement par l'assistance. Elle se combat aussi par la création d'activités économiques durables, l'autonomisation et l'accès équitable aux opportunités », a déclaré Myss Belmonde Dogo, profitant de l'occasion pour inviter les responsables des réseaux locaux à privilégier des actions concrètes au bénéfice des populations, notamment en facilitant les débouchés commerciaux, la création d'emplois et l'accompagnement des initiatives communautaires. Elle a également souligné le rôle de ces structures dans la consolidation de la paix, estimant que les projets collectifs favorisent la confiance et le vivre-ensemble.
Prenant la parole, Jules Gouhan, président du Réseau ivoirien de l'économie sociale et solidaire (RIESS), a présenté les RELESS comme des cadres de concertation entre coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et organisations de femmes et de jeunes. Leur mission consiste notamment à identifier les acteurs, les former, les accompagner, faciliter leur financement et les connecter aux marchés. « Les RELESS sont l'outil qui rend cet accompagnement concret. Nous ne vous demandons pas de faire à notre place. Nous vous proposons d'être, dans chaque territoire, le partenaire de ce que l'État a décidé », a-t-il affirmé.

Selon lui, 52 départements et communes disposent déjà d'une coordination locale. L'ambition est d'étendre progressivement ce dispositif à toutes les communes du pays. Il s'agit des localités d'Abengourou, Agboville, Adzopé, Bingerville, Kouibly, Bouaké, Boundiali, Bangolo, Dimbokro, Didiévi, Divo, Duékoué, Djébonoua, Bouaflé, Ferkessédougou, Fresco, Grand-Lahou, Songon, Korhogo, Dikodougou, Man, Yamoussoukro, N'Douci, Ouragahio, San-Pedro, Tiébissou, Bongouanou, Daoukro, Bloléquin, Yopougon, Koumassi, Anyama, M'Batto, Gbon et Gbagbam.