Économie

Crise mondiale, COVID-19…Le FMI s’imprègne des réalités de l’agriculture ivoirienne

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Le ministre d’État, ministre de l’agriculture et du Développement rural (à d) a passé en revue, tous les programmes du secteur agricole. (Photo : DR)
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La mission du Fonds monétaire international (FMI) se poursuit en Côte d’Ivoire. Elle a rencontré le jeudi 9 mars 2023, à la CAISTAB à Abidjan-Plateau, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

Olaf Unteroberdoerster, chef de la mission du FMI, est allé à la rencontre du ministre Kobenan Kouassi Adjoumani pour avoir certaines informations sur le secteur de l’agriculture qui joue un rôle prépondérant dans le développement de la Côte d’Ivoire. Au terme de l’audience qui leur a été accordée, le chef de mission du FMI a indiqué que l’agriculture étant un facteur essentiel de croissance économique dans un pays, il avait donc souhaité échanger avec le ministre ivoirien en charge de ce département. Lesquels échanges ont porté sur les réalités de l’agriculture ivoirienne. De son côté, le ministre Adjoumani a dit être satisfait de la rencontre qui, selon lui, traduit la volonté du FMI à soutenir l’économie agricole ivoirienne. Et cette mission consistait à s’enquérir des réalités sur le terrain. Toujours à le croire, il a été question de passer en revue, les programmes de développement du secteur agricole mis en place par l’État ivoirien. Cela est passé par les productions vivrières à travers les produits d’exportation jusqu’à la phase de transformation.

La résilience face aux chocs

« Nous avons fait savoir que la Côte d’Ivoire est un pays agricole et donc son économie repose aussi sur l’agriculture. Par conséquent, nous avons besoin d’appui dans ce que nous faisons. Nous avons fait savoir au représentant du FMI également qu’au niveau de la Côte d’Ivoire, la crise en Ukraine, la maladie à COVID-19 ont fortement impacté notre agriculture par rapport à certains intrants qui n’étaient plus réguliers pour être mis à la disposition des producteurs en raison de leur coût élevé et de leur disponibilité qui se fait rare », a-t-il révélé. Il a également ajouté que lui et la délégation d’Olaf Unteroberdoerster ont abordé d’autres sujets importants dont ceux des produits de rente à travers lesquels la Côte d’Ivoire occupe une place de choix au plan de la production agricole. « Nous avons parlé des produits de rente tels que le cacao, la noix de cajou, le coton où la Cote d’Ivoire occupe la place de leader de la production mondiale. La question de la modernisation de notre agriculture a fait aussi l’objet d’échange avec notre hôte. La Côte d’Ivoire dispose de plans d’eau extraordinaires, mais elle a besoin de la canalisation pour les conduire jusque dans les plantations pour produire de façon intensive en toute saison », a-t-il présenté.

Aussi, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a-t-il évoqué la politique de transformation mise en place par le Président de la République, Alassane Ouattara, qui fait de la Côte d’Ivoire, le premier broyeur de fèves de cacao au rang mondial. Le pays est le premier pays transformateur de l’amande de cajou au niveau de l’Afrique et 3e au monde, a précisé le membre du gouvernement. La mission du Fonds monétaire international séjourne en Côte d’Ivoire du 1er au 14 mars 2023, en vue de négocier un nouveau programme économique et financier.

Une politique de transformation qui porte ses fruits

Il est important de rappeler qu’au plan social, ce sont environ 600 000 chefs d'exploitation qui animent l'appareil de production, faisant ainsi vivre environ 6 000 000 de personnes des revenus du cacao. Avec 2 millions de tonnes par an, la Côte d’Ivoire est le premier producteur de fèves de cacao, soit 45% de la production mondiale. Cette matière première génère 40 % de recettes d’exportation et compte pour 15 % du PIB national, selon les chiffres officiels. Quant à l’anacarde, il s’affirme au fil des années comme un socle stratégique majeur pour notre agriculture, mais plus largement pour notre économie nationale. La noix de cajou représente, en effet, aujourd’hui, notre 2e produit d’exportation agricole, aussi bien en volume qu’en valeur derrière le cacao. Le potentiel de cette filière a véritablement pris son essor avec la mise en œuvre de la réforme engagée dans le secteur agricole, et notamment dans la filière anacarde, en 2013, par le Président de la République, Alassane Ouattara.

Cette réforme a permis à la Côte d’Ivoire de devenir le 1er producteur mondial d’anacarde, passant d’une production de 400 000 tonnes en 2011 à 968 676 tonnes en 2021. Elle permet au pays de devenir également le 1er exportateur mondial de noix brutes de cajou, avec plus de 800 000 tonnes, soit plus de 40 % de l’offre mondiale. Grâce à cette réforme, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le 3e exportateur mondial d’amandes de cajou. Le secteur de l’anacarde réalise un chiffre d’affaires de plus de 600 milliards FCFA par an. La réforme permet à la filière de générer un revenu annuel de plus de 300 milliards FCFA aux 400 000 producteurs ivoiriens.

Venance Kokora

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