
C’est précisément ce qui est arrivé à K.Y.F., enseignant de 45 ans. Habitué aux salles de classe, il ne se doutait pas qu’un simple coup de fil allait l’entraîner dans une affaire digne d’un scénario d’escroquerie.
Les faits
Tout commence en décembre, lorsque sa nièce, N.G.A.P., 25 ans, installée à Daloa, lui parle d’une opportunité en or , un champ de cacao disponible à proximité de la ville. Pour le rassurer, elle le met en relation avec un certain Y.K.F., présenté comme le propriétaire. Confiant, l’enseignant se rend sur place. L’accueil est chaleureux, la visite convaincante . Les cabosses bien visibles, arbres robustes, tout semble authentique. Séduit, il remet alors 2,3 millions de francs CFA à l’un des intermédiaires, persuadé d’avoir conclu une bonne affaire.
Mais très vite, le décor s’effondre. Après le paiement, les vendeurs disparaissent : plus de téléphone, plus de rendez-vous, aucun document. En menant ses propres vérifications, l’enseignant découvre la supercherie : le champ existe bel et bien, mais les prétendus vendeurs n’en sont pas propriétaires. Face à cette arnaque savamment orchestrée, il saisit la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Daloa le 11 février 2026. Les enquêteurs, après plusieurs semaines de recoupements, parviennent à identifier les suspects. Le 6 mars, le piège se referme . Trois personnes sont interpellées, dont la nièce elle-même, ainsi que Y.K.F., 22 ans, et K.K.B., 28 ans. Tous reconnaissent les faits. Selon leurs déclarations, l’argent n’a jamais été destiné à l’achat du champ. Il aurait servi à financer leurs activités liées à QNET. Autrement dit, l’enseignant croyait investir dans le cacao, mais son argent s’est envolé vers un tout autre projet.
L’affaire a été transmise au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Daloa. Et au-delà de cette escroquerie, une leçon s’impose lorsqu’une opportunité paraît trop belle pour être vraie, il vaut mieux redoubler de vigilance avant de sortir son portefeuille.