Faits divers

Pour une course annulée : un chauffeur de Vtc injurie le client et finit derrière les barreaux

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C'est l'expérience vécue par Dame G. S. V. En commandant un VTC pour se rendre à son lieu de travail, elle s'attendait à un trajet ordinaire. À l'arrivée du conducteur, elle découvre pourtant celui-ci en train de pousser son véhicule, immobilisé par une panne mécanique.

Redoutant d'arriver en retard au bureau, elle annule la course et cherche un autre moyen de transport. Une décision somme toute logique. Après tout, un véhicule en panne transporte difficilement des passagers. Seulement, cette annulation ne sera pas du goût du conducteur.

Quand la frustration remplace le professionnalisme

Furieux, le chauffeur se met à proférer des injures et des propos déplacés à l'encontre de sa cliente. Dame G. S. V. choisit de ne pas répondre, préférant éviter une confrontation inutile. Elle pense alors que cet épisode appartient déjà au passé. Erreur. Quelques jours plus tard, son téléphone commence à recevoir une avalanche de messages insultants, provenant d'un numéro inconnu.

Les jours passent, les semaines aussi, mais les injures, elles, ne prennent aucun congé. Les messages se succèdent, toujours plus offensants, portant atteinte à son honneur et à sa dignité. Comme si une course annulée justifiait un abonnement illimité au harcèlement numérique. Face à cette situation devenue insupportable, la victime décide finalement de saisir la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).

Internet n'est pas une zone de non-droit

Les enquêteurs de la PLCC ouvrent une enquête et parviennent rapidement à remonter jusqu'à l'auteur des messages. Surprise relative : il s'agit bien du conducteur du VTC avec lequel la victime avait eu l'altercation. Entendu par les enquêteurs, S. I. reconnaît être l'auteur des injures et des messages malveillants adressés à Dame G. S. V.

Une colère mal gérée qui le conduit désormais devant la justice, là où les captures d'écran parlent souvent plus fort que les excuses tardives. À l'issue de l'enquête, il est déféré devant le Parquet pour répondre des faits d'injures et d'atteinte à l'image d'autrui par le biais d'un système d'information, conformément à la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.

La leçon du jour

Cette affaire rappelle qu'un smartphone n'est pas un bouclier contre la loi. Derrière chaque écran, se trouve une personne responsable de ses actes, et derrière chaque message injurieux, peut se profiler une procédure judiciaire. En matière de cybercriminalité, quelques secondes de colère peuvent coûter bien plus cher qu'une course annulée. Sur Internet comme dans la vie réelle, le respect demeure le meilleur itinéraire.