
Le communiqué rappelle les faits : le 13 juillet 2026, à 9 h 45, un grave accident de la route s’est produit sur l’axe Touba-Biankouma, non loin du village de Zouzousso 3. Un car de la compagnie Diarra Transport était en cause. Le bilan est lourd : 39 morts, dont le chauffeur et son apprenti, 45 blessés et 7 miraculés sortis indemnes. Soit 91 personnes à bord, alors que le véhicule était autorisé à transporter 69 passagers maximum.
Après la crevaison du pneu avant droit, le chauffeur a perdu le contrôle. Le car a fini sa course dans le fleuve Bafing, alors en crue, et s’est retrouvé en partie sous l’eau.
Les premières constatations de l’enquête préliminaire, ouverte immédiatement, ont mis en lumière de graves négligences qui ont contribué au drame : surcharge, vitesse excessive, absence de visite technique, d’assurance auto et de carte de transport. En plus, il y a de sérieux soupçons de faux concernant les plaques d’immatriculation du car.
La première enquête vise Inza Diarrassouba pour homicides involontaires, blessures involontaires, défaut d’assurance, défaut de visite technique, défaut de carte de transport, usage de fausses plaques et mise en danger d’autrui. Ces faits sont prévus et punis par les articles 4, 5 et 7 de la loi n°63-527 du 26 décembre 1963 sur les infractions au code de la route, ainsi que les articles 392 et 393 du Code pénal.
La seconde enquête vise Daouda Sylla pour avoir laissé monter trop de passagers dans un véhicule de transport commercial et pour mise en danger d’autrui. Les textes applicables sont l’article 7 alinéa 2 de la même loi de 1963 et l’article 393 du Code pénal.