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Soko : L'adolescent battu à mort pour 30 000 CFA, le suspect arrêté

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Il n'est pas allé bien loin. Le principal suspect dans la mort de Kobenan Yao Richard, 16 ans, a été rattrapé par la Brigade anti-criminalité (BAC) de Bondoukou alors qu'il tentait de passer au Ghana.

Le drame s'est passé dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 octobre 2026, à Soko, dans la commune de Bondoukou. Kobenan Yao Richard était le seul garçon d'une fratrie de quatre enfants. Il est mort dans des conditions atroces.

Tout serait parti d'une simple accusation de vol, d'une somme de 30 000 FCFA. D'après les informations recueillies sur place, le suspect, identifié comme Abou O, aurait retenu l'adolescent chez lui le vendredi soir. Il lui reprochait d'avoir dérobé cette somme. Les témoins décrivent une scène d'une rare violence. Le garçon aurait été attaché, puis frappé avec un morceau de bois, notamment sur les pieds. Des personnes présentes l'auraient supplié d'arrêter. En vain. Vers 4 heures du matin, son corps a été déposé derrière la maison de son père, Kobenan Nguetia. Le suspect, lui, avait déjà pris la fuite.
Il a fini par être retrouvé grâce à une opération de la BAC de Bondoukou, menée sous l'autorité du préfet de police, le commissaire divisionnaire Koffi Djadjikan. Abou O. se cachait dans une plantation d'anacarde, entre les villages de Timôgôssié et de Buko, tout près de la frontière ivoiro-ghanéenne. Conduit au commissariat de Bondoukou et brièvement interrogé, il aurait reconnu avoir frappé la victime avec un morceau de bois, selon une note de police. Le compte rendu de son interpellation a été transmis au procureur de la République près le tribunal de première instance de Bondoukou. Le suspect doit maintenant être remis à la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), qui poursuivra l'enquête et devra établir avec précision les circonstances du décès.

Les proches de la victime, eux, racontent autre chose. Le suspect présumé aurait été, par le passé, locataire du père du garçon. Il lui devrait 80 000 FCFA, à la suite d'une transaction sur des noix de cajou. Cette dette brouille les cartes et laisse planer un doute sur le véritable mobile. À Soko, en attendant les réponses de l'enquête, c'est la consternation qui domine.

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