
Le mercredi 7 octobre 2026, le Comité National de Lutte contre la Contrefaçon (CNLC) a fait incinérer plus de 11 tonnes de pagnes contrefaisants. Une opération pensée pour protéger les marques et frapper là où ça fait mal, c'est-à-dire le commerce des produits illicites.
Des ballots entiers réduits en cendres, en quelques instants. Derrière ces tissus qui s'embrasent, il y a une réalité bien moins spectaculaire mais pourtant plus inquiétante. La contrefaçon ronge les entreprises, fragilise le commerce légal et pèse lourd sur l'économie nationale. Il faut dire que le phénomène ne fait pas de bruit, tant il s'est installé dans les habitudes.
Ce jour-là, rien n'a été laissé au hasard. Le Procureur adjoint, les représentants du CIAPOL, les éléments de la Gendarmerie nationale et ceux de l'entreprise victime de cette contrefaçon étaient tous sur place. Sous leurs yeux, les marchandises ont été livrées aux flammes. Des tonnes de pagnes, destinés à nourrir un commerce clandestin, ont ainsi disparu du circuit pour de bon.
Au-delà du feu, c'est un avertissement qui a été lancé. À tous ceux qui s'enrichissent sur le dos des entreprises qui respectent la loi, le signal est clair. Sur place, le Procureur adjoint, Serge Brou, a rappelé ce que coûte réellement la contrefaçon, tout en réaffirmant son soutien aux actions du CNLC. Car derrière chaque produit contrefait, il y a des droits piétinés, des entreprises qui trinquent et une économie nationale qui encaisse les coups d'un commerce déloyal.
Le CNLC, lui, ne compte pas lever le pied. Conformément aux orientations du gouvernement ivoirien, le Comité réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte. Car pour lui, la contrefaçon n'est pas qu'une histoire de faux produits. C'est un véritable fléau économique. Et le combattre exige la vigilance et la mobilisation de tous. Toutefois selon le CNLC, la bataille contre les réseaux de contrefaçon est encore loin d'être gagnée.