
Parti le 31 décembre, le bateau a chaviré en mer alors qu’il tentait de rejoindre les îles Canaries, porte d’entrée vers l’Europe. Selon les autorités, 112 personnes ont pu être secourues, mais le ministère de la Défense avait d’abord évoqué seulement sept morts et estimé que plus de 200 passagers se trouvaient à bord.
Les survivants décrivent une embarcation vétuste et surchargée. « C’est le désespoir qui m’a poussé à risquer ma vie », confie Sadibou Fatty, l’un des rescapés, encore marqué par un voyage qu’il qualifie de « traumatisant ». « J’ai survécu, mais j’ai perdu des amis. »
Il faut souligner que ce sont des victimes venues de toute l’Afrique de l’Ouest Parmi les 39 victimes, 24 corps ont été repêchés en Gambie et 15 au Sénégal voisin. Les passagers venaient de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest : Gambie, Sénégal, Guinée, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Sierra Leone. Quinze disparus n’ont toujours pas été retrouvés.
Pour rappel, la traversée vers les Canaries reste l’une des plus dangereuses au monde. Malgré les efforts des autorités gambiennes, qui affirment avoir intercepté plus de 2 700 tentatives en 2025, les drames se poursuivent. Selon l’agence européenne Frontex, les arrivées irrégulières par cette voie ont globalement diminué, mais les naufrages rappellent la brutalité d’une route où la pauvreté et l’absence de perspectives poussent des centaines de personnes à risquer leur vie chaque année.