
Cette décision marque une nouvelle étape dans le durcissement de la politique migratoire menée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Ces visas, destinés aux personnes souhaitant s’installer durablement sur le sol américain, ne seront plus délivrés jusqu’à nouvel ordre. Les visas de non-immigrant – tourisme, affaires ou séjours temporaires – ne sont pas concernés. Le département d’État justifie cette mesure par la nécessité de s’assurer que les nouveaux arrivants ne représentent pas une charge pour les finances publiques. Washington dénonce ce qu’il considère comme un « abus du système d’immigration ».
Depuis plusieurs mois, les autorités américaines multiplient les contrôles. Plus de 100 000 visas ont déjà été révoqués, un chiffre record en un an. Le ministère de la Sécurité intérieure affirme, de son côté, avoir procédé à plus de 605 000 expulsions récentes, tandis que 2,5 millions de personnes auraient quitté le territoire volontairement.
Ce durcissement suscite de vives préoccupations dans les pays concernés, particulièrement en Afrique, où de nombreux candidats à l’émigration voient leurs projets suspendus. Pour les familles et les étudiants qui espéraient s’installer aux États-Unis, l’annonce représente un coup d’arrêt brutal.