
La Cour d’appel de Paris a condamné mercredi l’islamologue suisse Tariq Ramadan en son absence pour des viols sur trois femmes. Hospitalisé à Genève, il reste sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Une peine de 18 ans de réclusion criminelle avait été requise mardi au procès, ainsi que l’émission d’un mandat d’arrêt contre l’islamologue hospitalisé en Suisse.
Tariq Ramadan, jugé à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols sur trois femmes puis condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Le délibéré a duré plus de 11 heures avant que la cour criminelle départementale de Paris ne reconnaisse l’islamologue de 63 ans coupable de viols sur 3 femmes entre 2009 et 2016.
Tariq Ramadan fera l'objet d'un suivi socio-judiciaire pendant 8 ans. Il doit aussi s'abstenir de paraître aux domiciles des plaignantes et d'entrer en relation avec elles. Une interdiction définitive du territoire français a aussi été prononcée. « 18 ans de réclusion, 10 ans d’interdiction de droits civiques et civils, inscription au registre des criminels sexuels, interdiction de territoire français, interdiction de diffusion d’œuvres littéraires ou audiovisuelles en lien avec les faits », peut-on lire dans le verdict.
Tariq Ramadan avait déjà été condamné par la justice suisse pour le viol d’une femme.