
D'après l'état-major, les assaillants ont subi de « lourdes pertes » face aux Forces armées maliennes (FAMa), qui assurent que tout est désormais sous contrôle. Dès le lever du jour, des explosions ont été entendues à Kati, une ville-garnison proche de la capitale où réside notamment le général Assimi Goïta. Ensuite, des tirs ont été signalés à Gao, Kidal, Sévaré, ainsi qu'aux alentours de l'aéroport international de Bamako-Sénou. Dans la capitale, des hélicoptères ont été vus dans le ciel, ce qui a renforcé l'impression d'une offensive bien organisée contre plusieurs points clés.
Face à cette situation, les autorités ont rapidement appelé la population à rester calme et vigilante. Elles insistent sur l'importance de ne suivre que les informations officielles pour éviter la propagation de rumeurs ou de contenus de propagande qui pourraient attiser l'inquiétude. Dans un contexte où les fausses nouvelles circulent vite, Bamako cherche à empêcher toute tentative de manipulation.
L'armée affirme aussi avoir infligé des pertes importantes aux assaillants et détruit plusieurs équipements. Les opérations de ratissage se poursuivent dans les zones touchées, notamment à Kati, Sénou et Sévaré. Mais au nord du pays, la situation reste floue : un porte-parole du Front de libération de l'Azawad a revendiqué le contrôle de certaines positions à Kidal et Gao, des déclarations que les autorités maliennes n'ont pas confirmées.
Au terme, même si l'état-major assure que « la situation est maîtrisée », il demande aux habitants de garder leur sang-froid et de faire preuve de bon sens. Les FAMa, de leur côté, continuent leurs opérations pour « anéantir les assaillants » et rétablir la sécurité sur tout le territoire.