
Dans un avis officiel du Département général de l’immigration, le gouvernement cambodgien précise que cette décision vise surtout des citoyens du Ghana, du Kenya, du Cameroun et de l’Ouganda. Jusqu’ici, ces personnes bénéficiaient d’une sorte de passe-droit lié à leur situation administrative.
Le document indique aussi que tous les étrangers qui ont déjà payé leurs amendes doivent impérativement partir avant la date butoir. Les autorités préviennent : à partir du 1er juin 2026, quiconque sera encore là , que ce soit à l’aéroport ou ailleurs dans le pays, risque de se faire coffrer sur-le-champ. Le communiqué parle même de peines allant jusqu’à deux ans de prison et 8 000 dollars d’amende, avant d’être expulsé.
En parallèle, la police cambodgienne annonce qu’elle va renforcer ses contrôles contre les étrangers en situation irrégulière. Selon Phnom Penh, cette mesure s’inscrit dans une volonté de durcir les règles d’immigration. Mais elle commence à faire sérieusement trembler plusieurs communautés africaines installées au Cambodge.