
Les tensions autour de l'immigration continuent de monter en Afrique du Sud. Avec la recrudescence des attaques xénophobes et une ambiance de plus en plus pesante pour les communautés étrangères, le Ghana a préféré évacuer certains de ses ressortissants plus tôt dans la semaine. Mais cette décision n'a pas plu à tout le monde.
Jeudi, Julius Malema a donc haussé le ton. D'après lui, le Ghana aurait dû agir avec plus de diplomatie, plutôt que de se précipiter. Il a aussi tenu à rappeler que les actes xénophobes ne viennent que d'une minorité, et que le gouvernement sud-africain devrait simplement "s'occuper de ces quelques cas".
Même si l'affaire crée quelques remous diplomatiques entre les deux pays, les deux gouvernements assurent vouloir préserver de bonnes relations et protéger les droits des migrants africains.
D'après les médias ghanéens, les premiers rapatriés sont arrivés à Accra le 27 mai. Et environ 800 Ghanéens vivant en Afrique du Sud auraient déjà exprimé le souhait de quitter le pays.