
Les faits se sont déroulés peu après 23 heures, dans un bidonville situé dans la banlieue de Cleveland, à Johannesburg. Les tireurs, sortis d'un minibus, ont sillonné le quartier en tirant sur les gens à plusieurs endroits, avant de prendre la fuite dans le même véhicule.
Ce massacre porte toutes les marques d'un règlement de comptes entre gangs criminels, probablement lié à la lutte pour le contrôle de l'exploitation minière illégale ou d'autres trafics. Mais la police reste prudente : le mobile est encore en cours d'enquête. Le commissaire provincial de police, Tommy Mthombeni, a donné le bilan des victimes mardi, sans établir de lien direct avec l'exploitation minière illégale pour l'instant. « Il est encore trop tôt pour confirmer l'existence d'activités minières illégales, mais on ne peut pas écarter cette possibilité », a-t-il déclaré.
Parmi les victimes, on compte neuf hommes et trois femmes. Onze d'entre eux sont morts sur place, et une douzième personne a succombé à l'hôpital. Une chasse à l'homme est en cours pour retrouver les suspects, mais aucune arrestation n'a encore été effectuée, a précisé la police.