
L'ambiance pourrait encore se tendre entre les deux Corées. Le dirigeant nord-coréen veut déployer un nouveau type d'artillerie le long de la ligne de démarcation, ce qui mettrait la capitale sud-coréenne à portée de tir, dans un contexte déjà très crispé. Les deux pays sont toujours officiellement en guerre : leur conflit s'est arrêté en 1953 sur un armistice, pas un traité de paix.
Cette semaine, Kim Jong-un a visité une usine de munitions pour inspecter la fabrication d'un « nouveau modèle d'obusier automoteur de 155 mm », a rapporté l'agence officielle nord-coréenne KCNA. D'après l'agence, cet obusier, qui peut tirer à plus de 60 kilomètres, devrait être déployé cette année dans une unité d'artillerie à longue portée stationnée près de la frontière sud-coréenne.
Le centre de Séoul se trouve entre 50 et 60 kilomètres de la frontière, et une grande partie de la province de Gyeonggi, la plus peuplée du Sud et son cœur industriel, est aussi dans la zone de tir. Ce nouvel obusier « va changer la donne et apporter des avantages décisifs à nos opérations terrestres », s'est félicité Kim Jong-un, selon KCNA.
Malgré les appels du président sud-coréen Lee Jae-myung à renouer le dialogue et à engager des discussions sans conditions préalables, le Nord considère toujours Séoul comme son ennemi principal. Mercredi, il a même retiré de sa Constitution toute référence à l'unification des deux Corées. De son côté, Séoul a affirmé jeudi qu'elle continuait à œuvrer pour la paix, malgré cette révision constitutionnelle.