
Recherché depuis des années par plusieurs pays du monde et surtout par son pays d'origine, le Bénin, l'homme, accusé d'être proche de la Russie, continue son procès à Pretoria. Si le Bénin souhaite, plus que tout, son extradition, le mis en cause n'est pas de cet avis. Et pour cause, Kemi Seba a reconnu ce lundi, lors de son audience, qu'il craignait pour sa vie.
Il est accusé par le Parque de Pretoria de "Séjour illégal, soupçons de blanchiment de capitaux et planification d’attentats en Europe. Du côté du Bénin, Kemi Seba fait l'objet de poursuites pour "Blanchiment de capitaux, apologie de crime et incitation à la violence", qui avait également salué la tentative de coup d'État du 7 décembre dernier contre le président, Patrice Talon.
Même si pour l'heure, cette procédure d’extradition n'a pas encore été actée (parce que n'existant pas encore d'accord entre les deux pays), Kemi Seba, 44 ans, qui a également été déchu de sa nationalité française en 2024, pourrait passer de très longs moments derrière les barreaux.
La suite de l'audience est prévue pour le 19 mai 2026, devant ce même tribunal. Le mis en cause réclame toujours une mise en liberté provisoire, qui, une fois de plus, n'a pas été accordée.