
Or, le procès s’est joué sur un détail juridique décisif : la prescription. En effet, les jurés ont estimé que la plainte avait été déposée hors délai, rendant l’action irrecevable. Conséquence directe : le tribunal n’a pas examiné le fond des accusations visant OpenAI et ses dirigeants.
Fondé en 2015 par Musk lui-même, OpenAI était à l’origine une organisation à but non lucratif. Mais selon l’homme d’affaires, Sam Altman et Greg Brockman auraient trahi cet esprit initial, notamment via leur partenariat stratégique avec Microsoft. Plus encore, Musk les accuse de s’être personnellement enrichis grâce à cette transformation.
Pendant trois semaines, le procès a pris des allures de duel médiatique. Entre révélations sur les coulisses d’OpenAI et échanges tendus, Elon Musk et Sam Altman ont livré une véritable bataille d’image. Finalement, cette décision judiciaire marque une victoire importante pour OpenAI, qui envisagerait une introduction en Bourse dès cette année. Toutefois, l’entreprise reste confrontée à des défis majeurs : assurer la rentabilité de son modèle économique dans un marché où la concurrence s’intensifie. Anthropic, avec son IA Claude, ou encore Google, multiplient les offensives dans le domaine de l’intelligence artificielle générative.
De son côté, Elon Musk refuse de s’avouer vaincu. Il souligne que le juge et le jury ne se sont jamais prononcés sur le fond, mais uniquement sur un « vice de procédure ». Son avocat a déjà annoncé son intention de faire appel, preuve que la bataille judiciaire est loin d’être terminée.