
Quest-ce qui se passe au niveau de l’assurance dans l’affaire DJ Arafat ? Pourquoi plus de sept ans après la mort de DJ Arafat suite à un accident de la circulation, ses ayants-droits et autres bénéficiaires légaux n’ont toujours encore rien reçu ? Pourquoi certains ont reçu leur argent quand d’autres rien ? Ces questions semblent créer un fossé dans la famille du ‘’King du couper-décaler’’. Des suspicions se sont installées et la confiance semble avoir fait place à d’énormes inquiétudes.
De fait, après sa condamnation, Sunu Assurances, selon notre enquête, devrait payer au total la somme de 108 millions F CFA comme préjudices moral et économique à la mère (Tina Glamour), les frères et sœurs (cinq au total y compris Bébé Carla malheureusement décédée), la concubine (Carmen Sama) et les enfants (Maël, Lachouana, Rafna) de DJ Arafat. De ces 108 millions F CFA, 76 millions F CFA reviennent aux ayants-droits (enfants) pour la réparation de leurs préjudices moral et économique.
De notre investigation, avons-nous appris que les cinq frères et sœurs avaient eu leur part évaluée à 02 millions F CFA à raison de 400 000 F CFA chacun. DJ TV3, frère ainé de DJ Arafat que nous avons contacté pour dire sa part de vérité sur la question a refusé toute collaboration feignant être trop occupé pour nous donner son avis. Sur les 32 millions F CFA devant revenir aux frères et sœurs ainsi qu’à la mère de DJ Arafat, Tina Glamour, dans un live sur TikTok a clairement signifié n’avoir toujours rien reçu.
Du côté des ayants-droits de DJ Arafat, c’est toujours le statut quo. Aucun montant n’a été décaissé des 76 millions F CFA. Dans cette enveloppe, Carmen Sama qui ne bénéficie seulement que du préjudice moral ne devrait toucher que moins de 02 millions F CFA. Quant à sa fille Rafna, alors bébé au moment du décès, devrait bénéficier d’un peu plus de 29 millions F CFA. Lachouana et Maël devraient recevoir un peu moins que cette somme.
Jusqu’à présent, comme nous l’a confié Me Alain Bokola (Avocat de DJ Arafat ainsi que de ses ayants-droits), aucun de ses clients n’a encore perçu sa part. Et semble s’inquiéter de la démarche de l’assureur qui selon lui choisit de payer d’autres pour laisser d’autres. Me Athanase Kouamé (notaire) a quant à lui indiqué qu’il est désormais temps de délivrer des mises en demeure de payer à l’assurance.
A son niveau, après des relances par mail et par téléphone, Sunu Assurances nous a indiqué que le dossier étant entre des tiers, leur seule obligation de communication reste au niveau des personnes devant être bénéficiaires des différents montants.
Affaire à suivre donc !
Philip KLA