
Condamné à trois ans de prison et détenu depuis sept mois, Gassama a bénéficié d’une grâce présidentielle qui a précipité son départ. Selon ses proches, il n’avait aucune raison de prolonger son séjour à Abidjan, d’autant plus qu’il reste frappé d’une interdiction de résidence en Côte d’Ivoire. C’est donc à bord d’un appareil de la compagnie Air Côte d’Ivoire qu’il a regagné la capitale malienne.
L’affaire remonte à son interpellation pour offense au chef de l’État ivoirien. Face à la justice, le député s’était confondu en excuses, allant jusqu’à adresser une lettre de regrets à Alassane Ouattara. Bien que ce geste n’ait pas empêché sa condamnation, il a contribué à ouvrir la voie à des négociations discrètes.
En coulisses, son avocat, Me Konaté, aurait joué un rôle déterminant. Par des discussions franches avec les autorités ivoiriennes, il a réussi à obtenir la clémence présidentielle. Résultat, une libération rapide et un retour immédiat à Bamako, qui marque la fin d’un épisode judiciaire aussi bref que retentissant.