
Dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 18 juin 2026, le président de ce parti politique de l'opposition, Laurent Gbagbo a dénoncé ces démolitions ayant conduit les populations dans la rue.
"Des centaines de nos compatriotes se retrouvent aujourd'hui sans toit, sans repères et, pour beaucoup, sans aucune perspective immédiate de relogement. Au-delà des débats administratifs, judiciaires ou fonciers qui ne manqueront pas d'avoir lieu, une réalité s'impose à tous : des familles ivoiriennes dorment aujourd'hui dans l'angoisse, sous la pluie, après avoir perdu en quelques heures le fruit de plusieurs années d'efforts, de sacrifices et parfois de toute une vie", a dénoncé l'ancien président de la République.
Selon Laurent Gbagbo, même si une enquête a été ouverte par les autorités ivoiriennes pour établir les responsabilités, "les souffrances des populations sont, elles, bien réelles aujourd'hui". En clair, pour lui, "l'État ne peut pas rester indifférent au sort de milliers de citoyens qui se retrouvent sans logement. Il lui appartient d'assumer pleinement ses responsabilités". Ainsi, Laurent Gbagbo a tenu à lancer un appel pressant à l'endroit du régime d'Abidjan.
"Dans l'immédiat, j'appelle les autorités compétentes à mettre en place un dispositif d'hébergement provisoire permettant aux familles sinistrées de vivre dans des conditions conformes à la dignité humaine. Notre pays a déjà démontré, notamment durant la crise sanitaire du COVID-19, sa capacité à mobiliser des infrastructures publiques, notamment l'INJS, pour accueillir temporairement des populations confrontées à une situation exceptionnelle", a-t-il invité.
Pour lui, cette capacité de l'État doit être mise aujourd'hui à la disposition des populations de Koumassi Campement. Aussi, Laurent Gbagbo a invité le gouvernement du président Alassane Ouattara de procéder au nettoyage et à l'aménagement du site déguerpis. Et ce, afin de permettre aux populations de retrouver leur quartier.
"Je demande qu'un programme exceptionnel soit immédiatement engagé pour la construction de logements préfabriqués sur le site, afin que les familles concernées puissent y vivre dignement dans l'attente de solutions définitives. Ces populations ne demandent pas un privilège. Elle ne demande pas la charité. Elle demandent simplement justice. Elles demandent le droit de vivre dignement sur la terre où elles ont construit leur vie, élevé leurs enfants, créé leurs activités et tissé leurs liens sociaux", a-t-il plaidé dans ce communiqué de presse.