
Une sortie qui vise directement l'actualité autour de Justin Katinan Koné et du PPA-CI. Pour Mamadou Traoré, ce qui leur arrive doit servir d'électrochoc à toute la classe politique ivoirienne. "Dans l'opposition comme au pouvoir, chaque acteur politique est en réalité un prisonnier en sursis. Nul n'est à l'abri", écrit-il. Il rappelle son propre parcours et celui de GPS. Quand Guillaume Soro et ses lieutenants étaient traqués, poussés à l'exil ou jetés en prison, une partie de l'opposition regardait ailleurs. Certains, dit-il, allaient même jusqu'à ironiser : "C'est une affaire entre eux là-bas, entre rebelles. Ça ne nous concerne pas". Aujourd'hui, le ton a changé. Le réveil est brutal, selon lui.
Mamadou Traoré a évoqué son arrestation avec Soul to Soul, à l'époque, dans "un silence général". "On répétait encore : cela ne nous regarde pas". Et puis la machine s'est retournée. Des militants du PDCI et du PPA-CI ont été interpellés à leur tour. Le leader du PDCI a lui aussi connu l'exil, comme celui de GPS. La leçon qu'il en tire est claire. "La justice finit toujours par frapper à la porte de celui qui applaudissait l'incarcération de son voisin", a-t-il indiqué.
Avant de conclure par un message de soutien : "Une pensée fraternelle et pleine de force pour toi, cher frère Katinan Koné. Tiens bon dans cette épreuve." Un avertissement, mais surtout un appel à la solidarité.