
C’est en présence du président de l’Assemblée nationale, les députés et du Haut-Représentant du Président de la République, la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale a ouvert, le jeudi 01er octobre 2026. Une dizaine de projets de loi sont sur la table des députés. Dont l’examen du budget 2027, la réglementation bancaire, la microfinance et les instruments publics de financement. Également, le projet de loi modifiant le Code pénal en vue de renforcer la lutte contre l’orpaillage artisanal. Adopté en Conseil des ministres le 23 septembre, il a été déposé sur le Bureau de l’Assemblée nationale le 29 septembre et devrait faire l’objet d’un examen diligent. Patrick Achi a rappelé le bilan de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale. Marquée par l’installation du Bureau de l’Assemblée nationale, la mise en place des six commissions permanentes et la création de la Commission d’évaluation des politiques publiques. Sur le plan législatif, 27 projets de loi ont été adoptés, dont 26 à l’unanimité, parmi lesquels le Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Le budget 2027 au cœur des travaux
Avec cette deuxième session, l’Assemblée nationale entre dans une nouvelle séquence de travail. Dont l’un des principaux enjeux sera l’examen et le vote du premier budget de la nouvelle législature. Les débats devront permettre d’apprécier la part du PND 2026-2030 dans le budget 2027. Le PND 2026-2030 prévoit plus de 114 mille milliards F CFA d’investissements sur cinq ans. Plus de 70 % devraient provenir du secteur privé. Dans ce cadre, le Président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi a rappelé la complémentarité des responsabilités entre le gouvernement et le parlement. Au gouvernement revient la mise en œuvre des politiques publiques . Au Parlement, le vote des moyens, le contrôle de leur utilisation et l’évaluation des résultats. Pour renforcer cette mission, l’Assemblée nationale entend notamment s’appuyer sur l’expertise de la Cour des comptes et sur la nouvelle Commission d’évaluation des politiques publiques. Durant cette deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, l’intelligence artificielle fera son entrée dans les chantiers parlementaires. Un premier cycle de formation des parlementaires, organisé en collaboration avec le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, débutera le 12 octobre.
L’objectif est de permettre aux députés de mieux comprendre les usages, les potentialités et les enjeux liés à l’intelligence artificielle, dans un contexte où celle-ci transforme progressivement les pratiques professionnelles et institutionnelles.