
Au cours de cette rencontre, la PEC-CI s'est prononcée sur trois points : les consultations initiées par le gouvernement pour la mise en place du nouvel organe électoral, la situation sociopolitique du pays et le prix bord champ du café-cacao communiqué par le gouvernement le 1er septembre dernier. Revenant sur le premier point, le président de cette plateforme de 37 organisations, associations et mouvements de la société civile, Ebrin Yao Rémi, a exprimé son indignation pour avoir été mis de côté dans les consultations lancées par le régime d'Abidjan.
"La PEC-CI estime que la mise en place d'un organe électoral constitue une étape déterminante dans la consolidation de la démocratie dans un pays, la transparence des élections à venir et la confiance des citoyens envers les institutions publiques. La PEC-CI fait donc observer, dans la forme et dans le fond, que l'invitation de certains partis politiques et organisations de la société civile par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, qui écarte des acteurs importants impliqués dans le processus électoral ces dernières années, annonce déjà les prémices de l'exclusion dans la mise en place du nouvel organe qui sera chargé d'organiser les futures échéances électorales en Côte d'Ivoire", a-t-il dénoncé.

A l'écouter, cette plateforme, la PEC-CI, fait partie des cinq OSC ayant été retenues par le gouvernement lors des derniers recensements effectués sur l'ensemble du territoire. Il a aussi rappelé que son organisation est, à ce jour, la seule à avoir déployé 715 observateurs indépendants sur l'ensemble du territoire national dans le cadre des élections de 2021 et 2023, sans l'aide de personne.
Ebrin Yao Rémi est également revenu sur la volonté de l'opposition d'avoir un dialogue politique avec le gouvernement. Pour lui, cette initiative est non seulement à saluer, mais ce dialogue doit également être inclusif. "La PEC-CI rappelle à toutes fins utiles que le dialogue constitue l'un des piliers fondamentaux d'une République démocratique. Le dialogue inclusif que nous sollicitons est un moyen de concertation et de négociation qui va permettre au gouvernement, aux partis politiques, à la société civile et aux forces vives d'exprimer leurs opinions, de confronter les idées et de rechercher ensemble des solutions consensuelles sur le nouvel organe électoral", a-t-il insisté.
Et c'est d'ailleurs pourquoi le président Ebrin Yao Rémi a de nouveau invité le gouvernement à accepter la mise en place de ce dialogue. "La PEC-CI réaffirme avec force qu'aucun sacrifice n'est de trop lorsqu'il s'agit de réunir l'opposition, la société civile et le parti au pouvoir autour d'une même table pour trouver des compromis et un consensus sur des problèmes cruciaux", a-t-il insisté.