
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 9 octobre 2026 sur ses réseaux sociaux, Assalé Tiemoko est revenu sur ce qu'il pense être la solution pour que ce nouvel organe inspire confiance auprès des populations. « Le nouvel organe électoral appelé à être mis en place doit être non seulement impartial mais également présenter toutes les garanties d'impartialité. Une telle exigence ne peut être satisfaite qu'à travers un consensus sur les modalités et les mécanismes de désignation de ses membres », a-t-il déclaré.
Et pour cause, il faut le rappeler, depuis plusieurs années, la Côte d'Ivoire connaît des conflits liés aux élections. Et l'un des instruments pointés du doigt a été la Commission Électorale Indépendante (CEI). C'est ainsi que des partis de l'opposition ont revendiqué la mise en place d'un nouvel organe. Si la CEI a été dissoute depuis quelques mois, la mise en place de ce nouvel organe tarde encore à voir le jour. Toutefois, depuis quelque temps, et le 5 octobre dernier, l'opposition a remis au gouvernement ses différentes propositions communes concernant cette question.
Et si les choses vont bon train, les populations, elles, attendent surtout que cet instrument qui verra le jour soit au-dessus de tout reproche. Pour le président Assalé Tiemoko, il faut également un dialogue inclusif avec le gouvernement. « C'est la raison pour laquelle nous appelons à un dialogue inclusif sur cette question. Si l'objectif poursuivi est véritablement de renforcer la confiance, alors celle-ci ne peut naître que de la concertation, de l'ouverture et de la transparence », a-t-il indiqué.
Car pour lui, « personne ne devrait craindre la transparence électorale. Le Premier ministre lui-même l'a rappelé en juin dernier : lorsqu'il est déclaré à un candidat qu'il a perdu une élection, encore faut-il pouvoir lui apporter la preuve de sa défaite ». En clair, selon lui, cet organe doit faire en sorte que les prochains résultats soient incontestables après la proclamation des résultats définitifs.
« Autrement dit, il doit exister une démonstration claire, véritable et incontestable que le vainqueur proclamé est bien le vainqueur réel. Tout est contenu dans cette affirmation du Premier ministre. Elle résume à elle seule l'exigence fondamentale qui doit guider toute réforme électorale. La confiance ne se décrète pas, elle se démontre », a conclu Assalé Tiemoko.