
Dans une déclaration produite ce mardi 12 octobre 2026 et dont la rédaction de http://lavenir.ci a reçu copie, les principaux partis et groupements politiques de l'opposition demandent l'ouverture très prochaine d'un dialogue national et franc avec le gouvernement. "Nous voulons rechercher un accord sur les conditions d'organisation d'élections transparentes et apaisées dont les résultats reflètent fidèlement la volonté du peuple ivoirien. C'est le sens de notre appel à l'opinion nationale et internationale", peut-on lire dans cette déclaration commune.
À parcourir cette note, à deux reprises, le gouvernement dirigé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé, a invité les partis de l'opposition autour d'un échange sur la mise en place d'un nouvel organe électoral. Et à chaque fois, ils ont répondu favorablement.
"Dans ce même esprit d'ouverture, ils attendent désormais du gouvernement qu'il examine favorablement leur demande de dialogue national. Notre pays a trop souffert des contestations et des crises électorales. Les défaillances de l'ancienne Commission électorale indépendante, son impartialité contestée et son incapacité à établir une confiance partagée ont contribué à ces crises. Sa disparition doit ouvrir une réforme de fond, capable d'empêcher la reproduction des mêmes difficultés", ont expliqué les partis de l'opposition.
Pour eux, le futur organe doit être crédible et réellement indépendant de toutes ingérences politiques. "Chaque électeur doit pouvoir voter librement et avoir l'assurance que son suffrage sera correctement compté. Nous demandons une traçabilité complète des opérations, l'accès aux procès-verbaux et la publication des résultats détaillés, bureau de vote par bureau de vote. Des recours effectifs et impartiaux doivent permettre de résoudre les différends par les voies institutionnelles. La transparence doit rendre les résultats vérifiables et réduire les motifs de contestation", ont-ils insisté.
Car pour eux, le motif de leur engagement est de défendre le suffrage, rechercher le consensus et préserver la paix. "Le peuple ivoirien doit pouvoir choisir ses dirigeants dans les urnes, avec la certitude que son choix sera respecté", ont-ils insisté dans cette déclaration conjointe.