Santé

Variole du singe : L’épidémie gagne du terrain dans l’océan Indien

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Déclarée officiellement à Madagascar fin décembre, l’épidémie de mpox, plus connue sous le nom de variole du singe, ne cesse de s’étendre.

Alors que la Grande Île recense déjà 133 cas confirmés et 273 suspects, le virus franchit désormais les frontières et atteint les îles voisines. D’abord cantonné à Majunga, sur la côte ouest, l’épicentre de l’épidémie, le virus s’est progressivement diffusé vers d’autres régions. En effet, sa transmission par contact étroit, peau à peau ou via des objets contaminés, favorise une expansion difficile à contenir. Les autorités sanitaires malgaches reconnaissent que la situation ne montre aucun signe de ralentissement.

Par ailleurs, les répercussions se font sentir aux Comores. Le 23 janvier, quatre cas ont été confirmés chez des ressortissants revenus de Madagascar. Âgés de 16 à 39 ans, ils ont immédiatement été isolés et placés sous surveillance stricte. Dans le même temps, leurs proches font l’objet d’un suivi sanitaire renforcé. Conséquence logique, le pays a déclenché la phase de riposte et prévoit une campagne de vaccination ciblée dès réception des doses commandées.

De son côté, La Réunion n’est pas épargnée. L’Agence régionale de santé y a confirmé un premier cas importé, détecté chez une personne récemment revenue de Madagascar. Toutefois, les autorités assurent qu’il n’existe pas de risque de transmission locale, le patient étant isolé et suivi médicalement. Quant à Mayotte, elle avait déjà signalé un cas importé début janvier. Ainsi, l’ensemble des îles de la région se mobilise pour contenir la menace.

Enfin, la lutte contre le mpox dépasse le cadre régional. Les États-Unis ont annoncé une aide de 450 000 dollars pour soutenir Madagascar, tandis que la France mobilise la Croix-Rouge française afin d’accompagner la réponse sanitaire sur place. Autrement dit, la communauté internationale se joint aux efforts locaux pour tenter d’endiguer la propagation.