
Les personnes atteintrs de ce mal en Côte d’Ivoire sont confrontées à plusieurs difficultés. Si la première est la maladie elle-même, il faut aussi dire que sa prise en charge demeure très difficiles pour les malades. Et pour cause, c'est un mal qui nécessite un suivi quotidien mais également une prise en charge qui reste très coûteuse financièrement. Et surtout dans les centres spécialisés privés.
C'est donc dans le but d'alléger la souffrance des malades que le gouvernement a décidé de subventionner une grande partie de cette prise en charge dans les hôpitaux publics. C'est-à-dire fixer la séance à 1750 FCFA. Aussi, au niveau des centres d'hémodialyse, quelques villes de l'intérieur du pays en compte désormais en leur sein.
C'est le cas du Centre hospitalier régional (CHR) de Daloa qui compte en son sein un Centre national de prévention et de traitement de l'insuffisance rénale (CNPTIR). Ainsi, de 2011 à 2023, le nombre de postes de traitement est passé 10 à 157 sur l'ensemble du territoire national.
En terme de nombre de centres d'hémodialyse, ce sont 18 centres publics installés sur l'ensemble du territoire ivoirien. Et le gouvernement entend en faire plus. Et ce, en vue de faciliter la vie des personnes malades de l'insuffisance rénale. "Avant l'ouverture du centre, je me rendais à Yamoussoukro le matin et je rentrais le soir après ma séance. Cela me coûtait cher et je rentrais chez épuisée", a confié Massita Koné, une dame résident à Daloa.
Cette subvention allège vraiment la vie de tous ces malades qui, avec cette maladie, sont condamnés à la dialyse. "Il y a quelques années, je me soignais dans un hôpital privé. Je dépensais 65 000 F CFA par séances séance de dialyse", a reconnu, selon nos sources, Faustin Mambo Yapo, président des dialysés de la région du Haut-Sassandra.