
Cette chute spectaculaire s’inscrit dans une stratégie nationale très ambitieuse : atteindre l’objectif « zéro paludisme » d’ici 2030. Pour y arriver, le gouvernement mise à la fois sur le renforcement des systèmes de santé et sur une mobilisation plus forte des populations. « On entre dans une nouvelle phase, on ne se contente plus de contrôler la maladie, on veut l’éliminer », a insisté le ministre, en appelant à une action collective.
Mais attention, malgré ces progrès, le paludisme reste un vrai défi de santé publique. À l’échelle mondiale, l’OMS rappelle qu’en 2024, plus de 282 millions de cas ont été recensés, causant environ 610 000 décès, surtout en Afrique subsaharienne. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont toujours les plus touchés.
En Côte d’Ivoire, les chiffres montrent une vraie amélioration. Par exemple, l’utilisation des moustiquaires imprégnées est passée de 68 % en 2021 à 81 % en 2025. Ces bons résultats viennent d’une combinaison d’actions : chimioprévention saisonnière pour plus de trois millions d’enfants chaque année, traitement préventif pour les nourrissons, introduction du vaccin antipaludique en 2025, et une meilleure prise en charge dans les centres de santé. Pour ne pas perdre ces avancées, Pierre Dimba a invité les gens à adopter des gestes simples, comme nettoyer leur environnement et supprimer les eaux stagnantes. Il a aussi encouragé chacun à devenir un relais de sensibilisation autour de soi. De son côté, Lucien Manga, le représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, a salué les efforts du pays, surtout en matière de financement et de production de données utiles.
Mais le paludisme représente encore près d’un tiers des consultations médicales et reste la première cause de maladie chez les enfants, avec environ 231 cas pour 1 000 habitants en 2025. Ces chiffres rappellent que, malgré les progrès, il faut rester vigilant si on veut vraiment éliminer la maladie pour de bon.