
Bâti sur 628 mètres carrés dans l'enceinte de l'hôpital général, l'établissement doit permettre de disposer sur place des produits sanguins jusqu'ici acheminés depuis d'autres localités. Sa mise en service vise à réduire les délais d'approvisionnement et à améliorer la prise en charge des patients, dans une région où les familles de malades parcouraient des dizaines de kilomètres pour obtenir des poches de sang.
Devant les populations de la cité des hippopotames, la ministre a rendu hommage au président Alassane Ouattara pour la réalisation d'infrastructures sociales de base dans la Bagoué. Ces équipements traduisent, selon la socio-anthropologue de formation, la vision d'« une Côte d'Ivoire ambitieuse et solidaire ».
Donner son sang, c’est sauver des vies
Elle a remercié le ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, représenté à la cérémonie par son directeur de cabinet adjoint, Soro Kountele Goma, ainsi que le directeur général du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), le professeur Yassongui Mamadou Sékongo. La députée-maire a exhorté les communautés, les organisations et les groupements du département à faire vivre le centre par le don de sang. « Donner son sang, c'est sauver des vies », a-t-elle déclaré.
Le représentant du ministre de la Santé a rappelé que la première pierre de l'ouvrage avait été posée le 12 septembre 2025. L'infrastructure permettra, a-t-il indiqué, de faciliter la disponibilité des produits sanguins et d'améliorer la prise en charge des malades. En Côte d'Ivoire, la collecte, la qualification et la distribution du sang relèvent du CNTS, qui s'appuie sur un maillage de centres régionaux et départementaux répartis sur le territoire.
Avec cet équipement, Boundiali conforte sa position de pôle sanitaire régional et offre aux populations de la Bagoué une réponse de proximité à un besoin essentiel de santé publique.
Yacouba Doumbia