
Ces produits ‘’Zézépagnon’’ promus et distribués par Alain Tagro Kalou (se présentant sous le titre de ‘’Professeur Tagro’’), n’ont fait l’objet d’aucune évaluation scientifique, selon l’AIRP. « L'AIRP tient à préciser que ces produits n'ont fait l'objet d'aucune évaluation scientifique ni d'aucune Autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par les autorités sanitaires compétentes », peut-on lire dans la note.
N’ayant donc reçu aucune autorisation délivrée par les autorités compétentes, l’AIRP indique que la fabrication, la distribution, l’importation ainsi que la vente desdits produits sont interdites et illégales. « Par conséquent, leur fabrication, leur importation, leur distribution, leur vente et leur promotion sont formellement interdites et strictement illégales », précise la note.
A en croire l’organisme, l'utilisation de ces produits non contrôlés expose les consommateurs à des risques graves et imprévisibles pour leur santé tout en précisant que « conformément aux dispositions de l'Article 18 de la Loi N° 2017-541 relative à la régulation du secteur pharmaceutique, l'absence d'homologation prive ces produits de toute garantie quant à leur qualité, leur sécurité d'emploi et leur efficacité thérapeutique ».
Par ailleurs, l'AIRP appelle les populations à la plus grande vigilance non sans leur recommander de s'abstenir d'acheter et de consommer les produits de la gamme ‘’Zézépagnon’’.
Sur son site internet, le Pr Alain Tagro Kalou se présente comme Docteur en Microbiologie et Immunologie, spécialiste des systèmes immunitaires. Dans sa présentation, il est indiqué qu’il a consacré sa vie à valoriser le pouvoir thérapeutique des plantes africaines pour soigner l'humanité. En plus de se présenter comme Professeur à Glendale, State University Miami, Medellin (Colombie), il se définit également comme créateur de l'immunothérapie. ‘’Zezepagnon’’, son produit phare se présente comme une pharmacopée 100% africaine et naturelle dont l’ambition est de « renforcer, guérir et régénérer l’immunité ».
Dans une note consultée par Lavenir.ci, le mis en cause a indiqué que « MAPA exerce dans le domaine de la pharmacopée et demeure profondément attachée au respect des lois, règlements et dispositions établis par les autorités compétentes de la République de Côte d’Ivoire », ajoutant disposer « de documents et éléments issus de nos démarches et travaux qui, selon les informations dont nous disposons, apportent des éléments concernant la sécurité et la non-toxicité du produit ''Zézépagnon'' ».