
Selon l’OMS, cette forme du virus aurait déjà fait environ 2 500 morts. C’est l’Organisation mondiale de la Santé qui l’a annoncé ce jeudi 20 août 2026. Concrètement, sur les 70 000 doses allouées par le Groupe international de coordination sur la fourniture de vaccins (GIC), 20 000 seront utilisées dans le cadre d’un essai clinique avancé. L’idée, c’est de vérifier si l’Ervebo est réellement efficace contre la souche Bundibugyo, car pour l’instant, ce vaccin n’est officiellement homologué que contre la souche Zaïre, la plus répandue.
Les 50 000 doses restantes iront en priorité aux personnels de santé et aux agents de première ligne, comme le recommande le groupe d’experts stratégiques de l’OMS sur la vaccination (SAGE). Un choix logique, quand on sait que plus de 160 soignants ont déjà été contaminés, et que 40 d’entre eux en sont décédés, selon le coordinateur principal de l’ONU pour Ebola, Julien Harneis.
L’épidémie, elle, continue de se propager à un rythme jugé inédit. Les autorités sanitaires congolaises recensent 5 208 cas confirmés, dont 2 500 décès, soit un taux de létalité de 47,5 %. Et la situation reste tendue dans 56 zones de santé réparties sur six provinces.
Face à cette progression, l’OMS mise aussi sur une approche communautaire, pour mieux protéger les populations exposées et renforcer la riposte sur le terrain.