
En clair, la RDC n’avait jamais compté autant de malades d’Ebola que lors de cette nouvelle épidémie. Le dernier rapport du gouvernement et de l’Institut national de santé publique (INSP), publié le 30 juillet, fait état de 3 532 cas confirmés au 29 juillet, répartis dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo. Parmi ces cas, 1 556 personnes sont décédées. Actuellement, 807 patients sont en isolement ou hospitalisés, et 626 autres ont guéri. Le taux de létalité atteint ainsi 44,1 %, tandis que le suivi des contacts est à 78,7 %.
Côté géographie, l’épidémie touche 48 zones de santé dans cinq provinces de l’est. L’Ituri est la plus affectée, avec 28 zones et environ 90 % des cas. Le Nord-Kivu en compte 11, le Haut-Uélé 5, la Tshopo 3, et le Sud-Kivu une seule, Miti-Murhesa, qui reste sous surveillance après 63 jours sans nouveau cas.
Si le nombre de cas dépasse bien celui de l’épidémie précédente (3 470), les décès restent en dessous des 2 287 enregistrés lors de la dixième flambée. Le gouvernement assure que la sensibilisation se poursuit dans les provinces touchées, avec un accent particulier sur le contrôle aux points d’entrée, la mise en avant des survivants pour lutter contre la stigmatisation, et le renforcement des protections contre les abus envers les populations affectées.