
En Côte d’Ivoire, la guerre contre le trafic de drogue et les médicaments de mauvaise qualité prend un nouveau tournant. Du 22 au 24 avril 2026, la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD) a coordonné une opération qui a abouti à la saisie de 100 kilos de substances illicites et de 25 tonnes de médicaments falsifiés dans le district autonome de Yamoussoukro et la région du Bélier.
Près de 400 agents étaient mobilisés, sous la direction du Contrôleur général de police Touré Mabonga. L'objectif était double : démanteler les réseaux de distribution et sensibiliser la population, surtout les jeunes. Sous le thème « Jeunes de Côte d’Ivoire, la drogue n’est pas une solution, c’est un piège mortel », la caravane a sillonné les quartiers et les écoles pour alerter sur les dangers des stupéfiants.
Les premières actions ont visé la forêt sacrée du quartier Energy, un vrai point chaud du trafic. Sur place, les forces de l'ordre ont découvert un marché clandestin en pleine brousse. Les trafiquants ont réussi à s'enfuir avant leur arrivée, mais les policiers ont saisi de grosses quantités de drogue et détruit les fumoirs. L'opération s'est poursuivie au marché Mofêtai, où, grâce à des renseignements anonymes, les agents ont mis la main sur un stock important de médicaments falsifiés planqué dans un magasin. Après 48 heures d'interventions mêlant terrain et prévention, le bilan est lourd. Les produits ont été brûlés en présence des autorités administratives et sécuritaires, histoire d'envoyer un message clair aux trafiquants. Le commissaire Jules Konan a salué l'efficacité de l'opération, mais a aussi reconnu que le problème est tenace. « Les réseaux s'adaptent tout le temps. On se bat chaque jour pour enrayer ce fléau », a-t-il expliqué.
De son côté, Touré Mabonga a réaffirmé que les forces de sécurité sont déterminées à traquer les trafiquants. Elle a aussi lancé un appel direct aux jeunes, les invitant à éviter la drogue et à faire des choix de vie responsables. Malgré ces progrès, les autorités préviennent que la bataille est loin d'être gagnée et qu'elle demande une vigilance de tous les instants, avec l'implication de tout le monde.