
Ils étaient accusés de complot contre l’autorité de l’État, mais sans passage à l’acte. Résultat, les deux hommes ont été déclarés non coupables. Le jugement n°19, rendu publiquement en première instance, a estimé que les faits reprochés n’étaient pas établis. En conséquence, les deux prévenus ont été libérés de toutes charges, et les frais de justice sont restés à la charge du Trésor public.
Cette décision, officialisée par une attestation remise à la demande de l’avocat de Kouakou Yao Clément, maître Ange Rodrigue Dadje, marque un tournant dans les poursuites liées au Front Commun. « Mon dernier procès, en avril 2026, concernait deux militants du PDCI-RDA arrêtés dans le cadre de l’affaire du Front Commun, raconte maître Dadje. Ils ont été déclarés non coupables après ma plaidoirie, et ils sont repartis libres, sans aucune charge retenue contre eux. »

L’avocat a aussi tenu à préciser que sa stratégie de défense n’est jamais figée : « On ne demande pas la clémence dans toutes les affaires, rassurez-vous. On choisit cette approche quand on voit que les éléments du dossier jouent contre notre client, et on en discute avec lui. C’est lui qui prend la décision finale, en toute connaissance de cause. Et les juges ne sont pas dupes non plus, ils savent très bien faire la différence entre le vrai et le faux. », a déclaré sur sa page méta.
Au final, ce procès montre à la fois la rigueur de la justice ivoirienne et la détermination d’un jeune avocat, Ange Rodrigue Dadje, à défendre ses clients avec conviction et méthode.