
Doyen des coursiers-partenaires de Yango Food en Côte d’Ivoire, cet homme à la soixantaine bien entamée refuse de céder au poids de l’âge. Chaque matin, depuis son domicile de Marcory, il enfourche son vélo avec une détermination intacte, prêt à affronter les routes de la capitale économique ivoirienne pour subvenir à ses besoins.
Ainsi, son quotidien est rythmé par les commandes qu’il reçoit via une application mobile. En clair, grâce à cet outil, les trajets sont optimisés et les livraisons s’enchaînent. Mais au-delà de la technologie, c’est surtout son endurance et sa discipline qui forcent l’admiration. Pour lui, le travail reste la seule voie vers la dignité. « C’est moi qui décide de mes efforts, et donc de mes revenus », confie-t-il avec fierté.
Faut-il le rappeler, le parcours de M. Delpech n’a pourtant pas été de tout repos. Ancien employé du secteur aérien, marqué par la fermeture d’Air Afrique, il a multiplié les petits boulots, notamment dans la sécurité privée, avant de se lancer dans la livraison. Aujourd’hui, ses efforts constants portent leurs fruits.
Car, en quelques mois seulement, il s’est distingué parmi les meilleurs coursiers de la plateforme. Récompensé à deux reprises pour ses performances, il a reçu des smartphones, symboles d’une reconnaissance méritée. Une consécration pour cet homme qui n’a jamais cessé de croire en la valeur du travail.
Respecté par ses pairs, surnommé "le doyen", il inspire les plus jeunes par son calme et sa persévérance. Malgré les difficultés physiques, il continue de pédaler, animé par un objectif simple : celui d'assurer le bien-être de sa famille qu’il retrouve chaque week-end à Bonoua.