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Opinion

18 mai 2005 - 18 mai 2026 : 21 ans du RHDP,  21 ans de combat, 21 ans d'histoire vivante 

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Il y a des dates qui ne passent pas. Il y a des dates qui respirent, qui pèsent, qui obligent à se souvenir. Le 18 mai 2005 en fait partie. Ce jour-là, à Paris, en France, loin des terres ivoiriennes mais avec le cœur tourné vers Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa et tous les villages entre les deux, naissait le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix, le RHDP. Vingt-et-un ans plus tard, le 18 mai 2026, nous ne sommes plus à Paris. Nous sommes à Abidjan, au cœur du pays, entourés de ceux qui ont porté cette aventure. Et nous disons : respectez ceux qui ont lutté et qui ont vécu.

I. Paris, 18 mai 2005 : l’acte de naissance d’une espérance.

Il faut revenir à ce moment précis. La Côte d’Ivoire sortait des années de crise, de fracture, de méfiance. Le pays avait besoin d’un cadre, d’un rassemblement, d’une parole qui dépasse les chapelles pour retrouver l’esprit d’Houphouët-Boigny : dialogue, paix, construction. C’est dans ce contexte qu’à Paris, des hommes et des femmes de conviction ont décidé de sceller une alliance. Quatre grandes formations politiques se sont retrouvées autour d’une vision commune : le PDCI-RDA avec le Président Aimé Henri Konan Bédié, le RDR avec le Président Alassane Ouattara, l’UDPCI avec le Dr Abdallah Albert Toikeusse Mabri, et le MFA avec Anaky Kobénan.

J’y étais. En tant que Président National de la Jeunesse de l’UDPCI, j’ai vu de près ce qui se jouait. Ce n’était pas une alliance de circonstance. C’était un pacte entre générations, entre sensibilités, entre héritages politiques différents mais tous enracinés dans l’houphouétisme. L’idée était simple : si les pères fondateurs ont bâti la Côte d’Ivoire moderne dans l’union, nous devons refaire l’union pour rebâtir le pays. Honneur, gloire et reconnaissance à ces présidents. Ils ont osé passer au-dessus des blessures pour parler d’avenir. Ils ont accepté de mettre leurs égos de côté pour que la Côte d’Ivoire gagne. Sans eux, il n’y aurait pas eu de RHDP. Sans leur courage, il n’y aurait pas eu de réconciliation politique structurée.

II. Avant Paris, il y avait déjà le terrain : 2003 et la naissance du RJDP

On ne peut pas parler du 18 mai 2005 sans parler de 2003. Parce que le RHDP ne s’est pas inventé du jour au lendemain. Il a mûri dans les sections, dans les comités de base, dans les mouvements de jeunesse. En 2003, au niveau de la jeunesse, nous avions déjà jeté les bases du RJHDP : le Rassemblement des Jeunes du RHDP. L’idée était claire : si les partis se rassemblent, la jeunesse doit montrer l’exemple. Elle doit être le ciment, le pont, la force qui empêche le retour en arrière. Je tiens à le dire ici avec une reconnaissance infinie : sans deux hommes, le RJHDP n’aurait pas vu le jour dans les conditions qui ont permis son ancrage.

Premièrement, feu Youssouf Sylla, Maire d’Adjamé. Un homme de terrain, un bâtisseur, un père pour la jeunesse d’Adjamé. Il a ouvert sa mairie, son réseau, son autorité morale pour que les jeunes du PDCI, du RDR, de l’UDPCI et du MFA puissent se parler sans se craindre. Adjamé est devenu le laboratoire du rassemblement. Deuxièmement, Agbahi Félicien, cadre du RDR. Un stratège discret mais redoutable, qui a compris très tôt que l’avenir du RHDP dépendrait de sa capacité à mobiliser la jeunesse au-delà des clivages. Il nous a aidés, conseillés, encouragés. Il a cru en nous quand certains disaient que c’était impossible. À ces deux hommes, je dis merci. Leur nom doit rester gravé dans la mémoire du RHDP. Ils ont été des accoucheurs de l’histoire.

III. Les jeunesses des partis : le moteur silencieux

Le RHDP n’aurait pas tenu 21 ans sans ses jeunesses. Parce que c’est la jeunesse qui porte, qui bouge, qui convainc dans les quartiers, sur les marchés, dans les universités, dans les maquis. Je salue ici les Présidents Nationaux des jeunesses de nos partis politiques, avec leurs différents collaborateurs, qui ont porté la flamme du RJHDP :


- Pour le PDCI-RDA, Kouadio Konan Bertin dit KKB. Une voix, un style, une capacité à parler à la jeunesse urbaine comme à la jeunesse rurale.
- Pour le RDR, Karamoko Yayoro, le Djouha Massa. Un mobilisateur né, capable de remplir une place avec sa seule présence et son verbe.
- Pour l’UDPCI, Blé Guirao Jean Debadea, le Dougloudou National, Général 06 Étoiles. Un surnom qui dit tout : force, fidélité, endurance.
- Pour le MFA, Kpanhi Siméon. Un homme de conviction, discret mais constant.Avec nos équipes, nous avons sillonné le pays. Nous avons expliqué le RHDP là où la radio ne passait pas. Nous avons tenu des AG sous les manguiers, organisé des marches de sensibilisation, monté des caravanes de la paix. Nous avons pris des coups, nous avons essuyé des moqueries, on nous a traités d’utopistes. Mais nous avons tenu. Parce que nous savions que l’union fait la force, et que la force sans union détruit.

IV. 21 ans de combat, 21 ans de résilience.

Vingt-et-un ans, ce n’est pas un anniversaire. C’est un bilan. Et le bilan est celui d’un combat long, parfois douloureux, mais toujours orienté vers un objectif : faire de la Côte d’Ivoire un pays stable, prospère, respecté. Il y a eu les heures sombres. Les moments où le RHDP semblait impossible, où les alliances vacillaient, où la tentation du repli identitaire revenait. Il y a eu des pertes humaines, des camarades tombés aux heures chaudes de la lutte. À eux, je dis : paix et repos éternel. Vous n’êtes pas morts pour rien. Votre sacrifice est la raison pour laquelle nous parlons aujourd’hui dans la paix.

Il y a eu les victoires. L’élection du Président SEM Alassane Ouattara, la stabilisation du pays, la reprise des investissements, les infrastructures, l’école, la santé, la route. Le RHDP est à ce jour au pouvoir, et ce n’est pas un accident. C’est le résultat d’un travail de terrain, d’une discipline militante, d’une capacité à rester uni quand d’autres se dispersent. Mais attention : le pouvoir n’est pas une fin. C’est un outil. Et cet outil doit servir à deux choses : la paix et le développement. Sans paix, il n’y a pas de développement. Sans développement, la paix ne tient pas. 

V. Le rassemblement RHDP de 2026 : mémoire et projection

Aujourd’hui, le 18 mai 2026, le rassemblement RHDP n’est pas une simple commémoration. C’est un acte politique. C’est un acte de mémoire. Nous rappelons d’où nous venons. Nous disons aux plus jeunes : vous n’avez pas connu 2002, 2004, 2010, 2011. Vous n’avez pas vu ce que c’est qu’un pays qui s’arrête de respirer. Alors écoutez ceux qui ont vécu. Respectez ceux qui ont lutté. Le RHDP n’est pas tombé du ciel. Il a été construit dans la sueur, dans les nuits blanches, dans les négociations difficiles, dans les renoncements nécessaires. C’est aussi un acte de projection. Le message est clair : la lutte continue.

Elle continue dans la discipline, dans le respect mutuel, dans l’humilité. Parce que le pouvoir ne se garde que si on reste proche du peuple. Dès qu’on s’éloigne, dès qu’on devient arrogant, dès qu’on oublie pourquoi on s’est rassemblé, on perd. Le RHDP doit continuer à diriger ce pays dans la paix et le développement pour le bonheur des Ivoiriens. Pas pour le bonheur d’un clan, pas pour le bonheur d’une génération, mais pour tous. Pour l’élève de Man qui veut une salle de classe digne. Pour la femme de Korhogo qui veut un marché couvert. Pour le jeune d’Abobo qui veut un emploi et un avenir.

VI. Les acteurs invisibles : sans eux, rien n’aurait tenu.

Quand on parle du RHDP, on cite souvent les présidents, les ministres, les députés. C’est normal. Mais il faut aussi parler de ceux qu’on ne voit pas. Les bénévoles qui collent les affiches à 2h du matin.  Les agents d’hygiène qui nettoient les sites de meeting après notre passage.  Les agents de maintien de l’ordre qui veillent sur notre sécurité pendant que nous scandons nos slogans.  Les libraires qui, même au SILA, expliquent à un élève pourquoi la politique compte.

Les enseignants qui forment les citoyens de demain.  Les mamans du marché qui cotisent 500 francs pour financer le déplacement d’une délégation. Le RHDP est vivant parce que ces gens existent. Et c’est pour eux que nous devons réussir. Un parti qui oublie la base meurt. Un parti qui méprise les petits meurt. Nous ne ferons pas cette erreur.

VII. L’héritage houphouétiste : notre boussole.

Le RHDP s’appelle le Rassemblement des Houphouétistes pour une raison. Houphouët-Boigny n’était pas parfait, mais il avait compris une chose : la Côte d’Ivoire est plurielle, et seule la paix permet à cette pluralité de devenir une force. Dialogue, tolérance, travail, ouverture. Voilà les mots qui doivent guider chaque militant RHDP en 2026. Être houphouétiste en 2026, ce n’est pas réciter un discours. C’est accepter que l’adversaire d’hier peut devenir le partenaire de demain si l’intérêt national l’exige. C’est accepter de perdre une élection locale sans brûler le pays. C’est accepter de gagner une élection nationale sans humilier ceux qui ont perdu.

VIII. Les 10 raisons de croire encore au RHDP en 2026

Parce qu’un anniversaire sans projection est un enterrement. Voici pourquoi le rassemblement RHDP de ce 18 mai 2026 n’est pas un regard en arrière, mais un élan vers l’avant :
1. La stabilité retrouvée : la Côte d’Ivoire parle à nouveau d’économie, d’éducation, d’innovation, et non plus de guerre.
2. L’expérience au pouvoir : gouverner, ça s’apprend. Le RHDP a appris, corrigé, avancé.
3. La jeunesse intégrée : le RJDP a formé une génération de cadres qui sont aujourd’hui maires, députés, directeurs.
4. L’union des houphouétistes : malgré les secousses, l’idée de rassemblement tient.
5. Les infrastructures : routes, ponts, universités, hôpitaux. Le pays est physiquement transformé.
6. La diplomatie active : la Côte d’Ivoire compte à nouveau en Afrique et dans le monde.
7. La résilience économique : même dans la crise mondiale, le pays tient.
8. La paix sociale préservée : il reste des tensions, mais le pays ne bascule plus.
9. La relève assurée : des cadres de 30, 35, 40 ans sont prêts à prendre le relais.
10. L’espérance intacte : malgré les difficultés, les Ivoiriens croient encore que demain peut-être mieux qu’aujourd’hui

IX. Un message à la jeunesse : prenez votre place.

À la jeunesse du RHDP, je dis une chose : ne soyez pas des spectateurs. Le RHDP de 2026 ne se fera pas sans vous. Ne laissez pas les anciens parler pour vous. Ne laissez pas les réseaux sociaux décider à votre place. Organisez-vous, formez-vous, débattez. Soyez exigeants avec vos dirigeants, mais loyaux envers le projet commun. La loyauté, ce n’est pas l’aveuglement. C’est la capacité à critiquer de l’intérieur pour construire, pas pour détruire. Et surtout, n’oubliez jamais d’où vous venez. Respectez les anciens qui ont pris des coups pour que vous puissiez parler librement aujourd’hui. Respectez ceux qui ont vécu.

X.18 mai 2005 - 18 mai 2026, le serment.

Vingt-et-un ans. Un adulte. Le RHDP n’est plus un enfant. Il a l’âge de prendre ses responsabilités pleinement. Le serment de ce 18 mai 2026 est simple :  

- Garder l’union au-dessus de tout.  
- Mettre l’intérêt de la Côte d’Ivoire au-dessus de l’intérêt du parti.  
- Servir le peuple avec humilité, discipline et efficacité.  
- Ne jamais oublier ceux qui sont tombés pour que nous soyons debout aujourd’hui. Le RHDP est au pouvoir. Mais le pouvoir sans mémoire devient tyrannie. Le pouvoir sans jeunesse devient sclérosé. Le pouvoir sans humilité devient violence. Alors, continuons. Continuons le combat de la paix. Continuons le combat du développement. Continuons le combat de l’unité.
18 mai 2005. 18 mai 2026.  
21 ans de combat.  
21 ans de résilience.  
21 ans d’engagement.  
21 ans de loyauté et de fidélité au RHDP.
Respectez ceux qui ont lutté.  
Respectez ceux qui ont vécu.  
Et rendez-vous pour les 21 prochaines années.Vive la Côte d’Ivoire.  
Vive le RHDP.  
Vive l’union des Houphouétistes. 
Blé Guirao et CoolBee Ouattara